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    Nouvelle Calédonie
  • Propos recueillis par Julien Mazzoni | Crée le 09.09.2026 à 17h00 | Mis à jour le 09.09.2026 à 17h00
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    Un clin d’œil à la pochette de son premier album, Hélé. Rencontrée ce mercredi 9 septembre, la chanteuse belge de 24 ans sera sur scène le vendredi 11 septembre aux Francofolies, au centre culturel Tjibaou. Photo Julien Mazzoni
    Relations amoureuses chaotiques, complexes, harcèlement de rue… Dans ses chansons, Helena part de son histoire personnelle pour parler à tout le monde. Avant son concert aux Francofolies, le vendredi 11 septembre au centre culturel Tjibaou, la chanteuse belge de 24 ans raconte ce que la musique lui permet de partager, et parfois de surmonter. Rencontre.

    Avant de préparer ce voyage, que connaissiez-vous de la Nouvelle-Calédonie ?

    Pour être honnête, je ne savais pas grand-chose. Ça me paraît tellement loin de chez moi ! Ça m’évoquait ces endroits paradisiaques qu’on ne voit qu’à la télé, ou pour une lune de miel. Je suis très heureuse de pouvoir découvrir cet endroit de mes propres yeux. Je n’en ai pas encore vu grand-chose depuis mon arrivée ce matin, mais je reste jusqu’à fin septembre. Je vais en profiter.

    Votre album raconte beaucoup de choses personnelles. Quelle chanson a été la plus difficile à écrire ?

    Mauvais garçon, surtout. C’est dur de parler d’une relation amoureuse qui a été aussi catastrophique. Il y a plein de choses de ma vie privée dont parler ne me dérange pas tant que ça. Mais revenir sur quelque chose d’aussi mauvais, de malsain, quand j’étais jeune, m’a demandé de replonger dans de mauvais souvenirs. C’était une façon d’extérioriser une forme de colère. Ça m’a fait du bien, mais ça m’a demandé un peu de niaque.

    C’est aussi pour ça que je fais de la musique : pour aller toucher les gens et me toucher moi-même.

    Avec Summer Body, vous abordez les complexes et le regard sur le corps. La chanter devant un public a-t-il changé votre propre regard sur vous-même ?

    Oui. En l’écrivant, et surtout en la chantant à chaque concert, je me suis dit : si je n’y crois pas, personne n’y croira. C’est un message que j’ai vraiment envie de faire passer. Pour y parvenir, il faut absolument que je croie en ce que je dis, en ce que je chante.

    Je l’ai écrite pour me faire du bien à moi-même, mais aussi aux autres, à ceux qui l’écoutent. Aujourd’hui, j’y pense souvent. Il faut que je pense de toutes mes forces ce que j’ai écrit pour que ça arrive jusqu’aux oreilles des gens. C’est une chanson très importante pour moi à chanter sur scène.

    Dans Capuche, vous parlez du harcèlement de rue. Vous sentez-vous une responsabilité particulière en abordant ce que vivent beaucoup de jeunes femmes ?

    Peut-être pas une responsabilité. En tout cas, je sais que j’ai un message à faire passer et j’ai envie qu’il passe. Quand j’écris des chansons, j’ai juste envie de me sentir moins seule et que les gens qui les écoutent se sentent moins seuls également. C’est ce qui s’est passé, je pense, sur Capuche.

    À chaque fois, j’ai l’impression que c’est très personnel, quand je parle de mes relations amoureuses, de mon corps… Et je me rends vite compte que ce sont des thématiques universelles, qui touchent beaucoup de gens. C’est aussi pour ça que je fais de la musique : pour toucher les gens, me toucher moi-même et qu’on devienne une sorte de groupe de "warriors".

    Je sais que je ne vais pas m’embêter et que je vais vite retourner en studio, parce que j’ai déjà hâte.

    Est-ce difficile de devenir Helena, sans que l’on ajoute systématiquement "de la Star Academy" ?

    Oui et non. Quand on a fait partie d’un groupe, qu’on a représenté une sorte d’enseigne tous ensemble, être uniquement Helena et enlever le nom de famille de la Star Ac, ça a pris du temps. Il y a encore plein de gens qui ne me connaissent que de la Star Ac, parce qu’ils n’ont pas vu la suite, ou qu’elle n’est pas arrivée jusqu’à eux.


    Révélée par la Star Academy, Helena construit son identité artistique sans renier le télécrochet : "J’ai pleinement conscience aussi de la chance que ça a été pour moi." Photo Julien Mazzoni

    Mais ce n’est pas quelque chose que j’ai envie de renier. J’ai pleinement conscience de la chance que ça a été pour moi, de la lumière que ça a mise sur la suite et de toutes les portes que ça a ouvertes. Si des gens m’appellent encore Helena de la Star Ac, c’est OK.

    Ce qui était important, c’était de travailler l’identité visuelle, que les gens aient vraiment une image de ce qu’est Helena maintenant. J’ai l’impression que ce travail a déjà porté ses fruits.

    Après la tournée, quelle sera la suite ? Un deuxième album se dessine-t-il déjà ?

    Il y a d’abord la fin de la tournée. Ensuite, je pense que je vais prendre le temps pour vivre des choses plus ou moins normales, entre guillemets. Pour pouvoir écrire.

    J’ai très hâte de la suite, j’ai des idées et je sais que je vais vite retourner en studio. Mais on verra bien, je me laisse aussi un peu porter.

    Pratique

    Les 6es Francofolies se tiendront les vendredi 11 et samedi 12 septembre au centre culturel Tjibaou, à Nouméa.

    Vendredi : Red Lemons, Guillaume Amarnier, Helena et Jean-Louis Aubert. Ouverture des portes à 17h30, début des concerts à 18 heures.

    Samedi : Kuby, Mayura, Blaiz Fayah et Jok’Air. Ouverture à 16h30, concerts à partir de 17h30. Billetterie sur tickets.nc. Tarif normal : 7 300 francs le vendredi et 6 600 francs le samedi. Tarif réduit : 5 100 francs par soirée. Majoration de 700 francs par billet acheté sur place. Les mineurs doivent être accompagnés d’une personne majeure.

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