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  • AFP | Crée le 15.07.2026 à 08h16 | Mis à jour le 15.07.2026 à 08h16
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    Kylian Mbappé et Michael Olise n’ont pas trouvé la faille face à la défense espagnole, qui a muselé l’attaque française en demi-finale. AFP - Mauro Pimentel
    L’Espagne a fait tomber la France, grande favorite du Mondial, en s’imposant 2-0 ce mercredi 15 juillet à Arlington. Maîtres tactiquement et plus efficaces, les champions d’Europe disputeront dimanche leur deuxième finale de Coupe du monde, face à l’Argentine ou à l’Angleterre.

    L’Espagne a créé la surprise mardi en battant 2-0 la France, favorite du tournoi, pour se qualifier pour la finale de la Coupe du monde, réalisant un chef-d’œuvre tactique qui a anéanti les rêves des Bleus de remporter le titre pour la troisième fois.

    Un penalty de Mikel Oyarzabal en première mi-temps et un but de Pedro Porro à la 58e minute ont scellé une victoire d’une efficacité redoutable pour les champions d’Europe à l’AT & T Stadium d’Arlington, au Texas.

    L’Espagne, vainqueur de la Coupe du monde en 2010, affrontera désormais l’Argentine ou l’Angleterre lors de la finale de dimanche dans le New Jersey.

    La France abordait cette confrontation en tant que grande favorite du tournoi après un parcours éblouissant et riche en buts jusqu’aux demi-finales.

    Mais le célèbre quatuor offensif français, composé du capitaine Kylian Mbappé, du Ballon d’Or Ousmane Dembélé, de Bradley Barcola et de Michael Olise, a été neutralisé par un mélange de sang-froid et de puissance espagnols.

    L’Espagne, qui avait battu la France lors de leurs deux précédentes rencontres officielles, s’était engagée à prendre l’initiative dès le début du match et elle a tenu parole.

    La performance magistrale du milieu de terrain espagnol, emmené par la star de Manchester City Rodri et épaulé par Fabián Ruiz et Dani Olmo, n’a jamais permis aux Français de prendre pied dans la rencontre.

    Le milieu de terrain espagnol a rapidement pris le dessus sur le duo français, en infériorité numérique, composé d’Adrien Rabiot et d’Aurélien Tchouameni, contournant ses adversaires avec aisance pour dominer les premiers instants de la rencontre.

    Les premiers signes de frustration française sont apparus dès la 9e minute, lorsque le milieu de terrain Rabiot a reçu un carton jaune pour avoir marché sur le pied d’Olmo à l’entrée de la surface.

    Pourtant, malgré cette domination précoce, c’est la France qui semblait la plus dangereuse lorsqu’elle s’aventurait dans le dernier tiers, et il a fallu un tacle désespéré de Pau Cubarsi à la 16e minute pour contrer Mbappé, alors que le capitaine français tentait de s’échapper.

    Une domination précoce

    La domination précoce de l’Espagne a toutefois été récompensée à la 20e minute, lorsqu’un centre plein d’espoir de Marc Cucurella a traversé la surface de réparation.

    Lucas Digne n’a pas réussi à dégager le ballon de la tête et, alors que le joueur d’Aston Villa a instinctivement balancé la jambe, il a heurté Yamal, envoyant la star du FC Barcelone s’écraser sur la pelouse.

    L’arbitre salvadorien Ivan Barton a immédiatement désigné le point de penalty et, après un bref temps d’arrêt pendant lequel les joueurs français traînaient les pieds, Oyarzabal s’est présenté pour transformer le penalty d’un tir qui a trompé la tentative de plongeon du gardien français Mike Maignan.

    Le début de match difficile de la France s’est aggravé à la 31e minute lorsque le défenseur central clé William Saliba a dû quitter le terrain en boitant, blessé, pour être remplacé par Maxence Lacroix.

    L’Espagne a failli doubler son avance à la 38e minute grâce à une superbe combinaison : un magnifique jeu collectif à l’entrée de la surface a transpercé la défense française, mais le blocage de Dayot Upamecano a empêché Fabián Ruiz de marquer.

    La France a connu sa meilleure période dans les dernières minutes de la première mi-temps et seule l’excellente anticipation du gardien espagnol Unai Simón a empêché Kylian Mbappé de marquer après une passe en profondeur astucieuse de Rabiot.

    L’Espagne a toutefois repris le dessus en début de seconde mi-temps et, comme Deschamps n’avait pas su adapter à nouveau la tactique française, le milieu de terrain espagnol a repris le contrôle du jeu.

    À la 58e minute, l’Espagne a porté le coup de grâce. Porro et Olmo ont réalisé un superbe une-deux à l’entrée de la surface, permettant à Porro de s’échapper, et le défenseur de Tottenham a placé une belle frappe qui a trompé Maignan.

    Seule une décision de hors-jeu très serrée a privé l’Espagne d’un troisième but à la 61e minute, lorsque Lamal a envoyé le ballon au fond des filets.

    Deschamps a procédé à une série de remplacements, mais la France n’a pas réussi à percer la défense étouffante de l’Espagne ; sa meilleure occasion est survenue lorsque la frappe de Mbappé a été bloquée au premier poteau par Simon.

    La frustration française a été incarnée par Mbappé dans les dernières minutes, qui a reçu un carton jaune pour avoir bousculé Simon alors que l’Espagne scellait sa victoire.

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