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    Nouvelle Calédonie
  • Anne-Claire Pophillat | Crée le 08.10.2026 à 17h09 | Mis à jour le 08.10.2026 à 17h14
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    À gauche, les lycéens reçus par Nina Julié, membre du gouvernement en charge de l'enseignement, Jacques Billant, haut-commissaire, et Didier Vin-Datiche, vice-recteur, le mercredi 7 octobre. Photo Haut-commissariat de Nouvelle-Calédonie
    Une réunion s’est tenue au haut-commissariat entre des représentants de lycéens, Nina Julié, membre du gouvernement en charge de l’enseignement, et le vice-rectorat, le mercredi 7 octobre, alors que des élèves appelaient à se mobiliser, en écho au mouvement métropolitain. Il a notamment été question d’insalubrité de certains établissements et de sécurité. Une nouvelle rencontre est prévue le 4 novembre, afin d’évoquer les chantiers à venir dans les lycées.

    Une affiche appelant à un blocus du Lapérouse le mercredi 7 octobre avait beaucoup circulé sur les réseaux sociaux ces derniers jours, en résonance au large mouvement de mobilisation des lycéens depuis la mi-septembre dans l’Hexagone. Y sont abordées des difficultés avec Parcoursup, des emplois du temps trop chargés, des programmes pas adaptés, ou encore des problématiques de transport et d’internat. Finalement, aucun blocage ou rassemblement aux abords des établissements de Nouvelle-Calédonie n’a été relevé, mercredi.

    En revanche, des représentants du Conseil calédonien de la vie lycéenne (CCVL), qui émanent des conseils de vie lycéenne (CVL) de chaque lycée, ont rencontré Nina Julié, membre du gouvernement en charge de l’enseignement et de la jeunesse, Didier Vin-Datiche, vice-recteur, et Jacques Billant, haut-commissaire, dans l’après-midi au haut-commissariat.

    L’occasion, pour les élèves, d’exprimer leurs doléances sur l’état d’insalubrité de certains établissements, notamment des classes et des toilettes dégradées, l’absence de cantine à Escoffier, des complications pour traiter des réparations à Lifou, à Williama-Haudra, avec des soucis d’acheminement de matériel notamment, des revendications à Augustin-Ty, à Touho. "Il a beaucoup été question de l’état dans lequel se trouvent les lycées, rapporte Nina Julié. Beaucoup ont subi des dégradations en 2024, qui n’ont pas encore été réparées. Pour Petro-Attiti, à Rivière-Salée, c’est en cours, et il y a un important projet de rénovation pour Michel-Rocard, à Pouembout, ainsi que pour Escoffier, avec un milliard de francs financés par l’État." Deux chantiers annoncés dans la vague 2 du plan de relance, un des axes du pacte de refondation économique et sociale. Mais cela va prendre du temps. "En attendant, on cherche des solutions, notamment concernant les repas à Escoffier pour la rentrée 2027."

    Faciliter les sanctions

    Les parties se sont engagées à se revoir dans moins d'un mois, le 4 novembre, pour une journée de discussions et de présentation des programmes des travaux planifiés. "On va tout leur dire et leur expliquer, poursuit Nina Julié. C’est aussi une façon pour eux de prendre conscience des coûts que tout cela représente."

    Toujours selon la membre du gouvernement, l’autre point abordé, la sécurité, a permis aux jeunes de parler de harcèlement, de la peur des bagarres dans certains lycées. Un projet de texte visant à octroyer un pouvoir "plus coercitif" aux enseignants et chefs d’établissements est en cours d’élaboration. "Ils disposeront d’un pouvoir de sanction automatique en cas de non-respect des règles par un élève."

    Nina Julié a trouvé les lycéens "très responsables et lucides sur la situation", mais aussi "critiques sur ce qu’il se passe en Métropole". Ils auraient déclaré "ne pas être en accord avec la façon de faire" et "ne pas partager les revendications sur le temps scolaire". "J’ai été agréablement surprise par leur discours."

    Interdiction du téléphone et uniforme au collège

    Une délibération est dans les circuits pour interdire les téléphones portables au collège à la rentrée prochaine. Le texte doit maintenant passer au Congrès, indique Nina Julié. "En clair, le téléphone reste dans le sac. Si on le sort et qu’on l’utilise, il y aura une sanction", explique la membre du gouvernement en charge de l’enseignement.

    Par ailleurs, l’uniforme, sur le modèle de ce qui se fait au primaire – tee-shirt et polo - doit devenir obligatoire dans tous les collèges du Caillou en 2028, annonce Nina Julié. "Cela participe à la discipline, au cadre, à l’appartenance à l’établissement et représente une aide pour le portefeuille des familles. Cela a très bien marché pour le primaire."

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