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    Nouvelle Calédonie
  • Anne-Claire Pophillat | Crée le 21.07.2026 à 12h23 | Mis à jour le 21.07.2026 à 14h03
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    Les élus du Congrès ont adopté, ce mardi 21 juillet, la délibération validant le nombre de membres du futur exécutif, dont l’élection est programmée le vendredi 31 juillet, à savoir onze. Photo Anne-Claire Pophillat
    Sans surprise, les élus du Congrès ont adopté la délibération fixant le nombre de membres du futur gouvernement à onze, ce mardi 21 juillet. Le résultat d’un accord entre les groupes politiques, qui ont maintenant jusqu’au 25 juillet pour déposer leur liste de candidats, l’élection étant, elle, prévue le vendredi 31 juillet.

    Les membres du 19e gouvernement seront bien onze. Les élus du boulevard Vauban ont adopté, ce mardi 21 juillet à l’unanimité, la délibération du Congrès déposée le 15 juillet et fixant le nombre de représentants du futur exécutif de la Nouvelle-Calédonie. Un vote prévu, ce nombre ayant été déterminé "d’un commun accord" entre les différentes tendances politiques en amont.

    Cette formalité – nécessaire – passée, les groupes politiques constitués au sein de l’hémicycle, à savoir Les Loyalistes, le Rassemblement, Kanaky NC et l’UNI, disposent désormais de cinq jours pour former leur liste de candidats et la déposer avant le samedi 25 juillet au soir, l’élection du nouveau gouvernement étant programmée le vendredi 31 juillet, date limite légale fixée.

    Un nombre qui se justifie

    Depuis la toute première mandature, en 1999, le choix s’est toujours porté sur le nombre maximum possible – il doit être compris entre cinq et onze -, à une exception près, en 2002 (10). Cela permet en effet de pouvoir représenter l’ensemble des mouvements du Congrès, et de dégager une majorité de six membres en constituant des alliances. En ces temps de crise des finances publiques, ce nombre aurait-il pu être réduit ? Pas pour Christopher Gygès, en charge de l’économie (Les Loyalistes). "Il y a beaucoup de travail pour rétablir la Nouvelle-Calédonie. Peu importent les sensibilités politiques, chacun devra être à la tâche. Il ne s’agit pas d’une considération politique, c’est en lien avec les nombreuses compétences qu’il y a à assumer. Ensuite, faire un travail sur le coût de fonctionnement de nos administrations et de nos cabinets, c’est totalement logique aujourd’hui."

    Pierre-Chanel Tutugoro, chef de file du groupe Kanaky NC, rejoint la réflexion. Le nombre onze a également fait consensus. "L’exercice à onze nous permet de faire fonctionner au mieux l’esprit de la collégialité au gouvernement, et le nombre impair favorise une majorité. Réduire, au vu des secteurs à gérer, serait ne pas garantir l’efficacité."

    Il y aurait ainsi cinq fauteuils pour Les Loyalistes, Générations NC et Le Rassemblement, un pour l’Éveil océanien, un pour l’UNI et quatre pour Kanaky NC.


    Alcide Ponga, président du 18e gouvernement, qui gère les affaires courantes depuis le 3 juillet, a salué les élus, dont Milakulo Tukumuli, son successeur annoncé à la tête du 19e exécutif. Photo Anne-Claire Pophillat

    Quelle composition ?

    Des noms circulent depuis plusieurs jours quant à la composition du futur gouvernement. Chez les indépendantistes, il est question du retour d’anciens élus, comme Roch Wamytan, Gilbert Tyuienon… Arriveront-ils à se frayer un chemin, alors que la jeune génération a été mise en avant pendant les élections provinciales, à l’image de Laurie Humuni ? "Les listes qui ont été présentées aux trois provinces reflètent la volonté de renouvellement, on est dans une période de transmission, assure Pierre-Chanel Tutugoro. Pour la liste au gouvernement, la volonté reste la même. J’espère que les choix faits permettront de bien travailler avec le Congrès, c’est ça l’essentiel." Les procédures de désignation des candidats de la liste Kanaky NC sont en cours. "Nous devons consulter nos structures au sein de l’UC, indique Pierre-Chanel Tutugoro, mais on sera prêt en temps voulu." Concernant les portefeuilles, "les plus intéressants sont déjà pris par la majorité qui a signé le pacte de gouvernance, il nous reste les secteurs du sport, de la culture, de la condition féminine, de la famille…"

    Chez les non-indépendantistes, Christopher Gygès conserverait son portefeuille de l’économie, Alcide Ponga serait intéressé par les transports, et Nina Julié fait partie des personnes pressenties.

    Ce qui est sûr, c’est que la présidence reviendra à Milakuli Tukumuli. C’est ce qui est prévu dans le pacte de gouvernance scellé entre l’Éveil océanien et la coalition Les Loyalistes-Le Rassemblement et annoncé la veille de l’élection à la présidence du Congrès, le 10 juillet, octroyée à Virginie Ruffenach.

    Cette nouvelle majorité s’est d’ailleurs exprimée pendant la séance du Congrès ce matin, lors de l’examen du second point à l’ordre du jour, relatif à la désignation d’un élu pour siéger au sein du conseil d’administration de l’Adanc (Agence pour la desserte aérienne de la Nouvelle-Calédonie). Un total de 28 voix (Éveil océanien, Les Loyalistes et le Rassemblement) se sont portées sur le candidat des Loyalistes, à savoir Brieuc Frogier, contre 19 pour Florentin Dedane (Kanaky NC) et sept pour Wali Wahetra (UNI).

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