- Julien Mazzoni | Crée le 27.07.2026 à 16h05 | Mis à jour le 27.07.2026 à 16h06ImprimerLes onze membres du gouvernement seront élus le vendredi 31 juillet par le Congrès. La répartition des secteurs fait toujours l’objet de négociations. Photo archives LNC / Aurélia DumtéLes onze membres pressentis du 19e gouvernement sont désormais connus. À quelques jours de leur élection, prévue le vendredi 31 juillet au Congrès, les négociations se poursuivent sur les secteurs qui leur seront confiés. Seules quelques orientations ont été rendues publiques.
Le casting est bouclé, reste maintenant à distribuer les rôles. Le Congrès votera le vendredi 31 juillet pour désigner le futur exécutif du pays. Ses onze membres ne seront pas élus un par un. Les cinquante-quatre conseillers du Congrès devront glisser dans l’urne le bulletin d’une liste entière, sans pouvoir rayer de candidat, ajouter de nom ni modifier l’ordre de présentation.
La loi organique impose trois candidats supplémentaires, afin de permettre le remplacement d’un membre qui quitterait ses fonctions, chaque groupe souhaitant participer a donc déposé une liste de quatorze noms. Les candidats peuvent être des élus ou issus de la société civile.
Les premiers de chaque liste élus
Les onze sièges seront répartis entre les listes à la proportionnelle, selon leur nombre de voix. Si une liste obtient quatre sièges, ses quatre premiers candidats entrent au gouvernement. Les suivants restent disponibles pour remplacer l’un d’eux si nécessaire.
Sauf improbable coup de théâtre, six sièges reviendront aux formations du "pacte de gouvernance", dont quatre aux Loyalistes (Christopher Gygès, Laurent Bonnefond, Nina Julié et Philippe Blaise), un pour Le Rassemblement (Alcide Ponga) et enfin un pour l’Éveil océanien (Milakulo Tukumuli). Du côté des indépendantistes, le groupe Kanaky NC (UC) devrait faire élire Gilbert Tyuienon, Johanito Wamytan, Ernest Déméné et Meryl Marlier. Billy Forest occuperait le siège obtenu par l’UNI.
Une fois les onze membres élus, ils devront se réunir dans un délai maximal de cinq jours pour choisir, à nouveau à bulletin secret, le président et le vice-président du gouvernement. Milakulo Tukumuli devrait accéder à la présidence conformément au pacte conclu début juillet. Cette désignation ne deviendra toutefois officielle qu’après le vote de ses collègues.
Les portefeuilles en négociation
Quant à la répartition des portefeuilles, elle interviendra dans un troisième temps. Le nouvel exécutif disposera de dix jours après son élection pour se distribuer les différents secteurs.
Les négociations sont encore en cours. Pour l’heure, le député Nicolas Metzdorf a seulement annoncé sur un post Facebook Nina Julié sur les questions d’éducation et de lutte contre la délinquance. Enseignante de formation, la nouvelle maire du Mont-Dore a déjà travaillé sur les secteurs scolaire et environnemental lors de la précédente mandature, en tant qu’élue à la province Sud. Ancien cadre bancaire diplômé d’HEC, Philippe Blaise est, lui, pressenti au budget. La reconduction de Christopher Gygès pourrait assurer une continuité sur les dossiers économiques.
Pour les autres, dont certains sont peu ou mal connus du grand public, seul leur CV peut donner des indications sur les postes qui pourraient leur être confiés. Laurent Bonnefond a été adjoint au maire de Nouméa chargé du budget et des marchés publics. Ancien cadre de la SLN puis de Koniambo Nickel SAS, le président sortant, Alcide Ponga, possède une longue expérience du secteur minier. Quant à celui qui devrait lui succéder, le docteur en mathématiques Milakulo Tukumuli, il a davantage porté ces dernières années les questions sociales et la réduction des inégalités.
Côté indépendantiste, Gilbert Tyuienon suit actuellement les transports terrestres et les infrastructures. Son bilan ne faisant pas l’unanimité, sera-t-il reconduit à ce poste ? Johanito Wamytan, musicien formé aux ressources humaines sera-t-il, lui, chargé de la culture ? Parmi les autres candidats, Ernest Déméné travaille dans la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse. Meryl Marlier, qui serait la deuxième femme du futur exécutif, est agricultrice à Pouembout et engagée dans le monde associatif. Quant à Billy Forest, il a dirigé les finances avant de devenir secrétaire général de la province Nord. Il est aujourd’hui à la retraite.
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