Lifou
  • | Crée le 01.10.2010 à 17h00 | Mis à jour le 23.07.2016 à 20h10
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    Les Loyauté sont une zone à risques en matière de tsunami, tout comme Hienghène et Poindimié. Scientifiques et autorités travaillent actuellement sur les procédures d'alerte et d'évacuation.

    Une conférence animée par Matthieu Le Duff, référent tsunami à la subdivision des Îles, a eu lieu lundi à Wasany, dans le cadre de la Fête de la science.
    « Pour provoquer un tsunami, le séisme doit être d'une magnitude supérieure à 6.5 et suffisamment proche de la couche terrestre. Les vagues se propagent de façon circulaire, comme lorsque l'on jette une pierre dans l'eau. L'onde suit la faille et prend de la hauteur et de la puissance en arrivant près des côtes », explique en préambule Matthieu Le Duff.
    C'est le Pacific Tsunami Warning Center, à Hawaï, qui centralise les données et les transmet au haussariat.
    La Direction de la sécurité civile établit et déclenche ensuite les procédures d'alerte. À Lifou, huit sirènes ont été placées dans des lieux stratégiques : à la mairie, à la marina, à Jozip, à Wasany, à Luengöni, au Cap des pins, à Mou, et à Tiga. Elles sont prévues pour avoir un rayon d'action de 2 kilomètres. Une sirène de déclenchement d'une minute, avec des variations, puis une sirène différente, de fin d'alerte de 30 secondes.

    Certains signes peuvent indiquer l'imminence d'un tsunami : le retrait de la mer, le comportement inhabituel des animaux. 

    Le 6 octobre, un exercice de déclenchement des sirènes sera entrepris. « Le but est de vérifier le bon fonctionnement du matériel et d'évaluer la portée réelle des sirènes », souligne Matthieu Le Duff.
    En cas d'alerte, Il faut s'éloigner rapidement du rivage et partir sur les hauteurs. Il ne faut en aucun cas redescendre avant la levée de l'alerte car un tsunami implique toujours plusieurs vagues, espacées parfois de plusieurs heures. Des zones refuges ont déjà été identifiées et d'autres le seront bientôt avec les coutumiers de chaque tribu exposée. Les habitants seront sollicités pour choisir ces zones. Une convention vient d'être signée avec la Croix-Rouge, dans le cadre du programme Pirops, pour informer les tribus.
    Une campagne d'information et de sensibilisation sera ainsi menée avec la Croix-Rouge. « Certains signes peuvent indiquer l'imminence d'un tsunami : le grondement sourd du séisme, les vibrations au sol pendant au moins 20 secondes, le retrait de la mer, le comportement inhabituel des animaux », conclut le spécialiste.

    Drehu déjà frappée

    Le 28 mars 1875, un tsunami a détruit la chefferie et le temple de Mou, faisant 25 morts et 17 blessés. À l'origine, un séisme localisé dans la fosse des Hébrides (Vanuatu), cette faille qui passe entre Lifou et le Vanuatu. Si un fort séisme se produisait dans cette zone, le tsunami arriverait en dix ou quinze minutes sur Lifou. D'où la nécessité de savoir reconnaître les signes précurseurs.

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