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    Nouvelle Calédonie
  • La Calédonie agricole / Nathalie Vermorel | Crée le 01.11.2026 à 08h00 | Mis à jour le 01.11.2026 à 08h00
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    Grâce à un travail collectif, la pression de la tique du bovin est moindre, et l’usage de produits chimique a baissé de près de 80 % en 15 ans. Photo Archives LNC / Brice Bacquet
    Depuis 2026, un bidon plein délivré est égal à un bidon vide (ou périmé) rapporté auprès des vétérinaires de Brousse conventionnés avec la CAP-NC. Une évolution dans la lutte contre la tique du bétail. Un article de notre partenaire La Calédonie agricole, le magazine de la Chambre d'agriculture et de la pêche.

    Introduite en Nouvelle-Calédonie en 1942, la tique fait l’objet d’un dispositif territorial de lutte financé et mis en œuvre par le gouvernement. Depuis 2010, cette mission est déléguée à la Chambre d'agriculture et de la pêche, via le groupement de défense sanitaire animale (GDS-A), au sein du pôle Animal.

    Dans ce cadre, le GDS-A organise la mise à disposition d’acaricides aux éleveurs bovins. Prescrits et délivrés dans le respect de la réglementation, ces médicaments vétérinaires sont financés par l’Agence rurale et commandés par la CAP-NC dans le cadre d’un marché public renouvelé tous les trois ans. Le dispositif de distribution reste identique en 2026. Les acaricides sont toujours disponibles auprès des cliniques vétérinaires de Brousse conventionnées avec la Chambre : Koné, Koumac, Bourail, Pouembout, Moindou, La Foa et Païta. Deux formulations sont proposées selon le mode d’utilisation préconisé : la balnéation ou l’aspersion.

    L’utilisation d’acaricides en baisse de 80 %

    Depuis la création du GDS-A, la lutte contre la tique a évolué. Face à l’apparition de résistance aux acaricides, la filière a progressivement développé une approche de lutte intégrée, combinant plusieurs méthodes. Le recours à des races bovines naturellement plus résistantes, ainsi qu’une meilleure gestion des pâturages et des rotations adaptées permettent de limiter la pression des tiques et donc de réduire l’utilisation des produits chimiques. La consommation d’acaricides a ainsi diminué de 80 %.


    La collecte et l’élimination des déchets dangereux par des filières structurées constituent un enjeu. CAP-NC

    Aujourd’hui, deux tiers des éleveurs n’y ont plus recours ou seulement de façon ponctuelle. Pour Vincent Galibert, responsable du pôle Animal de la CAP-NC, "cette évolution témoigne du travail réalisé collectivement par les éleveurs, les vétérinaires et les services d’accompagnement technique".

    Dans ce processus de bonne gestion, la nouvelle étape concerne l’enjeu de la collecte et de l’élimination des déchets dangereux par des filières structurées. Le principe est simple : un bidon plein délivré est égal à un bidon vide (ou périmé) rapporté. En clair, lorsqu’un éleveur vient récupérer de l’acaricide auprès de son vétérinaire, il doit penser à ramener au minimum un bidon vide. L’objectif est d’éviter que ces déchets dangereux ne soient stockés dans les exploitations, déposés en décharge ou enterrés.

    Quelques chiffres

    • Environ 180 kg d'Amitik-WP sont distribués chaque année dans le cadre de la balnéation
    • Près de 1 100 litres d'Amitik -EC sont consommés annuellement pour l'aspersion

    Mieux récupérer pour mieux éliminer

    En mai 2026, une journée technique a été organisée avec les vétérinaires conventionnés par le GDS-A, en partenariat avec le Sivap et le Laboratoire de Nouvelle-Calédonie. " Nous leur avons rappelé le cadre de prescription-délivrance des acaricides, mais aussi l'importance de récupérer les bidons vides. La délivrance d'un bidon plein se fait désormais en contrepartie au fait que l'éleveur ramène ses bidons vides ", relève Vincent Galibert. Une partie des produits restants ou périmés sont incinérés. Les bidons vides sont pris en charge par la filière dédiée aux produits phytosanitaires et envoyés en Nouvelle-Zélande ou vers des entreprises spécialisées dans l'incinération.

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