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    Nouvelle Calédonie
  • Baptiste Gouret | Crée le 21.10.2026 à 11h23 | Mis à jour le 21.10.2026 à 16h39
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    Nommé président de l’Autorité de la concurrence en février 2023, Stéphane Retterer a remis sa démission au président du gouvernement le mardi 20 octobre. Photo Archives LNC / Baptiste Gouret
    Mis sous pression ces derniers jours par la mobilisation du personnel, le président de l’Autorité de la concurrence Stéphane Retterer a remis sa démission, qui prendra effet le 31 décembre, à Milakulo Tukumuli. Les agents en grève dénonçaient des méthodes managériales "toxiques" et des atteintes à l’indépendance du service d’instruction.

    Le président de l’Autorité de la concurrence en Nouvelle-Calédonie (ACNC), Stéphane Retterer, a présenté sa démission à Milakulo Tukumuli, le mardi 20 octobre. Interrogé sur le sujet, le président du gouvernement a confirmé l’information sans la commenter, indiquant que la situation "fera l’objet d’une communication ultérieure".

    Ce qui a été le cas aujourd’hui, ce mercredi 21 octobre, à travers un communiqué du gouvernement. Le document indique que Milakulo Tukumuli et Christopher Gygès, vice-président chargé notamment de l’économie, ont reçu successivement Stéphane Retterer, "afin d’échanger sur la situation de l’institution". C’est à l’issue de ces entretiens, que le président de l’institution a présenté sa démission, qui prendra effet le 31 décembre.

    L’exécutif assure qu’il "veillera à ce que les conditions nécessaires à la continuité des missions de l’ACNC et à son bon fonctionnement soient réunies".

    Cette démission intervient après deux jours de mobilisation du personnel, qui réclamait le départ de Stéphane Retterer, nommé à la tête de l’institution en février 2023. La dizaine d’agents en grève dénonçaient des méthodes managériales "inadaptées" voire "toxiques", qui avaient conduit la médecine du travail à diagnostiquer 75 % du personnel en risques ou troubles psychosociaux.

    Le président était également accusé d’atteintes répétées à l’indépendance du service d’instruction, chargé de mener les enquêtes de façon autonome. Le personnel s’inquiétait, d’autre part, du projet de réforme de l’ACNC, dont l’un des objectifs est d’octroyer davantage de prérogatives à la gouvernance de l’Autorité, au détriment de la rapporteure générale, à la tête du service d’instruction.

    La Fédé satisfaite

    La Fédé, qui soutenait la grève, "n’a pas été officiellement saisie de la démission du président de l’Autorité de la concurrence", indiquait mardi soir son secrétaire général, Steeves Teriitehau. "Néanmoins, les échanges que nous avons pu avoir avec le gouvernement nous ont permis de suspendre le préavis dans l’attente de l’annonce officielle de la démission de ce dernier", objet d’une rumeur qui circulait depuis le début de la journée.

    Pour le syndicat, le départ de Stéphane Retterer représente une avancée et offre aux agents "l’espoir de pouvoir retrouver des conditions de travail sereines et une Autorité de la concurrence digne de ce nom". Steeves Teriitehau souligne également qu’après des réunions avec le président du gouvernement et son vice-président, Christopher Gygès, "nous avons été rassurés d’entendre la nécessité de conserver" cette institution en Nouvelle-Calédonie et "son principe d’indépendance".

    La Fédé demande désormais le lancement "dans les meilleurs délais" d’un processus de recrutement d’un nouveau président, "afin de pouvoir relancer des travaux urgents comme la réorganisation de l’Autorité, la grande distribution et le dossier des seuils".

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