- Baptiste Gouret | Crée le 22.04.2026 à 07h57 | Mis à jour le 22.04.2026 à 08h40ImprimerDans une tribune parue dans Le Monde, une cinquantaine de membres de la société civile disent comprendre et accepter de ne pas appartenir au corps électoral provincial. Photo Archives LNC / Nicolas PetitDans une tribune parue dans le journal Le Monde mardi 21 avril, des membres de la société civile calédonienne non autorisés à voter aux élections provinciales estiment que le gel du corps électoral "n’est pas une anomalie", mais le fruit d’une histoire, et refusent que cette "réalité complexe" soit réduite à un "simple déni de démocratie".
C’est le "besoin profond d’exprimer cette voix, notre opinion, qui existe, et lui donner le poids qu’elle mérite dans le débat", qui a incité une cinquantaine de membres de la société civile calédonienne a publié une tribune dans le journal Le Monde, mardi 21 avril, sur le sujet qui anime actuellement le pays, à l’approche des élections provinciales : le gel du corps électoral.
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Pour les signataires du texte, décidés à apporter une "voix nuancée, loin des postures binaires", cette restriction du corps électoral provincial "n’est pas une anomalie démocratique sortie de nulle part", mais "le fruit d’un compromis politique fragile, pensé pour répondre à une situation historique singulière", celle d’une "colonisation de peuplement" et son lot de violences.
Dissocier citoyenneté et droit de vote
Par conséquent, "nous comprenons, et nous acceptons, de ne pas avoir le droit de vote sur les séquences liées à l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie et donc les élections provinciales proches", affirment les auteurs de la tribune, composés de chefs d’entreprise, d’enseignants, d’étudiants ou encore d’infirmiers.
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"Dire cela, ce n’est pas nier les principes démocratiques", poursuivent-ils, refusant "les discours qui réduisent cette réalité complexe à un simple 'déni de démocratie'". Pour autant, ils l’affirment : "nous ne rejetons pas l’idée d’accéder, un jour, au droit de vote. Mais pas à n’importe quel prix", surtout pas "celui du sang".
Leur choix, qu’ils estiment "plus exigeant", consiste à "dissocier notre citoyenneté de notre droit de vote local" au profit du "droit fondamental de tous les enfants du territoire à un avenir serein, digne, fraternel, dont ils seront fiers".
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