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    Nouvelle Calédonie
  • Anne-Claire Pophillat | Crée le 26.03.2026 à 17h32 | Mis à jour le 26.03.2026 à 17h46
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    La Chambre d'agriculture et de la pêche a développé en partenariat avec la gendarmerie, un dispositif visant à réduire les vols et faits de braconnage sur les exploitations. Photo Archives LNC / DR
    La Chambre d'agriculture et de la pêche, la gendarmerie et le haut-commissariat ont signé, ce jeudi 26 mars, un partenariat concrétisant un dispositif déjà déployé sur le terrain, visant à lutter contre les phénomènes de vols et de braconnage sur les exploitations agricoles, intitulé "Éleveurs et maraîchers vigilants".

    Officialiser la coopération mise en place entre les agriculteurs et les gendarmes depuis 2023 afin de lutter contre les vols et braconnages : voilà l’objet du partenariat signé ce jeudi 26 mars entre la Chambre d'agriculture et de la pêche (CAP-NC), la gendarmerie et le haut-commissariat. La convention "Éleveurs et maraîchers vigilants" vise à lutter contre les vols de bétail, les intrusions, les dégradations, les violences, ou encore les conflits de voisinage ou fonciers connus dans le milieu rural.

    Un contact direct

    Concrètement, un référent a été nommé chez les gendarmes dans chaque brigade du territoire. "Nous en avons aussi chez les éleveurs ou les agriculteurs dans chaque commune, ce qui permet d’avoir un contact direct", explique Jean-Christophe Niautou, président de la CAP-NC. Des groupes d’alerte sécurisés sur WhatsApp ont également vu le jour, favorisant "un niveau de réactivité élevé" et facilitant la localisation des faits déclarés, et donc "des interventions très rapides". Un autre volet concerne la sécurisation des exploitations, via l’installation de caméras, l’achat de drones, etc.

    Et visiblement, ça fonctionne. "Ce partenariat est rassurant psychologiquement, mais aussi financièrement", indique Jean-Christophe Niautou, car il aurait permis de réduire de manière notable les faits de délinquance. "On constate une baisse des vols de bétail et du braconnage, ainsi qu’une meilleure sécurisation des exploitations par les éleveurs, soit en investissant dans des moyens de surveillance, soit en changeant leurs pratiques. Ils sont désormais conscients qu’il ne faut pas laisser le bétail dans les runs de bord de route la nuit, encore moins les nuits de pleine lune, période propice aux vols."


    La Chambre d'agriculture et de la pêche, le haut-commissariat et la gendarmerie ont signé, ce jeudi 26 mars, une convention de partenariat relative à la sécurité du milieu agricole. Photo Anne-Claire Pophillat

    Lutter contre les circuits illégaux de vente

    La situation s’est améliorée sur la côte Ouest, mais aussi sur une zone pourtant particulièrement touchée par les vols, le Mont-Dore Sud et ses exploitations maraîchères, notamment de bananes. "Cela fait plusieurs années que c’est problématique, et ça a fortement augmenté au cours du second semestre 2024, avec des conséquences économiques et morales pour les producteurs, mais aussi pour le consommateur, avec une pénurie de bananes sur le marché", raconte Jean-Christophe Niautou, les fruits étant écoulés sur le marché noir.

    Un des axes de la convention vise justement à lutter contre les circuits illégaux de vente. L’intervention de la gendarmerie ces derniers mois a conduit à "une très forte baisse de ces larcins". Des agriculteurs du secteur de La Coulée ont également formé une association, Agri-sentinelles, afin de renforcer la sécurisation de leurs parcelles.

    Porter plainte

    Pour les forces de l’ordre, cela nécessite l’engagement de moyens, explique le commandant François Haouchine, sur 2025, "145 éleveurs visités", "110 maraîchers rencontrés", des survols en hélicoptère et en drone, sans oublier le rôle du Psic, le peloton de surveillance et d’intervention à cheval de Bourail.

    Du côté des professionnels, le sentiment de "proximité" est réel, assure Alexandre Étuvé, en charge du dispositif à la CAP-NC. "La relation est plus simple, ils ont l’impression d’avoir les gendarmes à leurs côtés." Reste un dernier enjeu : le dépôt de plainte. Les agriculteurs demeurent réticents à engager la démarche. "C’est vrai que c’est long et complexe, ça n’aboutit pas forcément, et la réponse judiciaire n’est pas toujours satisfaisante sur la partie sanction", reconnaît Alexandre Étuvé, qui ajoute que c’est pourtant essentiel. "Sans plainte, il n’y a pas de trace, pas d’enquête, et les gendarmes ne peuvent pas intervenir, donc il faut le faire, parce qu’à un moment, ça va porter ses fruits."

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