Nouvelle Calédonie
  • Julia Trinson | Crée le 28.05.2018 à 04h25 | Mis à jour le 28.05.2018 à 04h25
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    Le Congrès des jeunes, c’est 56 lycéens représentant tout le pays. Photo Thierry Perron
    Jeunesse. Samedi, les 56 membres du Congrès des jeunes siégeaient à Nouméa. C’était la 3e et avant-dernière rencontre de cette mandature de deux ans. Autant dire qu’il fallait entrer dans le vif du sujet. Dans bien des cas, les jeunes y sont parvenus.

    Studieux dès la veille au soir à l’internat du lycée Jean-XXIII où ils sont traditionnellement hébergés par le Ddec, les membres du Congrès des jeunes ont travaillé samedi en plénière et au sein des six commissions : santé et action sociale, avenir, éducation contre les violences, environnement, loisirs. Des sujets de travail plus précis avaient été identifiés l’année dernière et, épaulés par des personnels du Congrès, les commissions ont avancé des propositions très concrètes. Plusieurs commissions ont comme projet des supports de sensibilisation, qui ont pu être présentés dans une version plus ou moins aboutie : un livret contre les violences, un flyer et un objet publicitaire contre les addictions, une campagne d’affichage sur le décrochage scolaire…

    La commission « avenir », elle, planchait jusqu’à présent sur un film qui a été diffusé en plénière : on y voit Edouard Philippe, Roch Wamytan, Bernard Deladrière et Sutita Sio-Lagadec répondre à des questions sur l’avenir des institutions et sur le vivre ensemble. Tous font l’effort de décliner leur propos de façon assez simple. Pourtant, une conseillère commente : « c’est trop long la vidéo ». Lizie Hnepeune (lycée des Îles), rapporteure de la commission, réplique du tac au tac : « si les jeunes, alors qu’ils se posent des questions, ne sont pas capables de rester 15 minutes devant une vidéo avec en plus des personnes importantes (il y a deux signataires !) alors là… »


    Aller chercher l’info

    Mais c’est le nouveau travail de cette commission qui a été accueilli avec le plus d’enthousiasme, recueillant des applaudissements nourris de tous les jeunes et du reste de l’assistance. En commission, les jeunes ont travaillé sur les thèmes de l’après-référendum et du vivre ensemble. Epaulés par des intervenants, ils ont d’abord travaillé par association d’idées, décrivant la société actuelle d’une part et une société idéale d’autre part. Pour aller vers une société « de respect et de tolérance », il faut « faire une passerelle », grâce au « pardon », à la « reconnaissance du passé et des différentes histoires, des différentes communautés ». Les jeunes ont tiré un article de cet atelier, qui sera publié sur Expressions de France, un portail encourageant les « contributions participatives ».

    Dans leur texte, ils exhortent leurs camarades à se forger une opinion personnelle en allant chercher l'information, plutôt que subir une communication permanente. « Les institutions ont beau nous offrir une aide, il faut avant tout que les jeunes s’intéressent. Ils doivent être acteurs et pas seulement passifs et happés par les informations qui passent autour d’eux », explique Lizie Hnepeune.

    « Merci beaucoup pour la qualité des travaux », conclut Thierry Santa, le président du Congrès qui couve le Congrès des jeunes, une initiative à laquelle il est très attaché. « Avec une mention particulière pour cet article qui vient de nous être lu. Sincèrement, ça me touche beaucoup. »

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