Nouvelle Calédonie
  • | Crée le 18.08.2018 à 04h25 | Mis à jour le 18.08.2018 à 04h25
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    Le Cese s’est aussi interrogé sur la réduction de l’écart de prix entre l’essence et le gazole, ce dernier étant moins cher mais plus polluant. Photo Julien Cinier

    Economie. Le Cese s’est aussi exprimé sur le projet de délibération modifiant la structuration des prix de l’essence et du gazole - qui est unique sur l’ensemble du territoire et fixé tous les mois par le gouvernement. Malgré les explications de Nicolas Metzdorf pour le gouvernement, les membres du Cese sont restés circonspects et ont exprimé un avis réservé.

    De quoi s’agit-il ? Selon Nicolas Metzdorf, ce texte « pose les grands principes », avant des arrêtés qui fixeront ensuite les chiffres. Parmi les changements : le calcul du poste « CAF » (coût, assurance, fret) qui sera basé sur le prix du marché à Singapour plutôt que sur celui déclaré par les pétroliers en douane. Les coûts de trading seront aussi réglementés : « on se donne le pouvoir de vérifier que le coût a été le moins élevé possible », clarifie Nicolas Metzdorf. Ensuite, le poste « PAG » (produit d’activité grossiste) va lui aussi faire l’objet de nouveaux modes de calcul : parmi les dépenses des grossistes, une distinction sera faite entre fonctionnement et investissement. L’objectif : éviter que ceux qui jouent le jeu en investissant pour respecter les normes de sécurité et environnementales ne soient paradoxalement pénalisés et ne se retrouvent dans le rouge.

    Tout comme celui sur l’encadrement des prix et le contrôle des marges, ce projet a fait l’objet d’une saisine en urgence du Cese. Une procédure de plus en plus fréquente et qui contraint les conseillers, des non-spécialistes, même s’ils travaillent avec l’aide des juristes du Cese, à étudier des textes techniques sur une période très courte.

    Les questions ont été nombreuses. Et sur certains points, les conseillers n’ont semble-t-il pas eu le temps de se faire une opinion. Par exemple, difficile de comprendre pourquoi le gouvernement n’a pas reçu les professionnels concernés avant de présenter le texte, plutôt que ces jours-ci, après l’examen du texte en commission. J. T.

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