Nouvelle Calédonie
  • Christine Lalande | Crée le 17.04.2019 à 04h25 | Mis à jour le 17.04.2019 à 08h00
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    Jean-France Toutikian, Virginie Murcia et Maryka Kapoeri. Photo CL
    ENSEIGNEMENT. L’Union des groupements des parents d’élèves a adressé une lettre ouverte comportant une quinzaine de questions aux groupes politiques candidats aux provinciales.

    Associée à la définition du projet éducatif en 2011-2012 avant le transfert des compétences de l’éducation à la Nouvelle-Calédonie, l’UGPE salue les avancées qui ont été réalisées mais regrette de se sentir, depuis, peu entendue.

    A cet effet, le groupement a adressé, hier, une lettre ouverte à tous les groupes politiques du Congrès pour synthétiser les points qui lui semblent perfectibles.

    Et, pourquoi pas, inspirer le futur membre du gouvernement qui sera chargé de ce portefeuille.

    « Nous avons bien sûr déjà formulé plusieurs propositions, mais elles sont soit restées sans réponse, soit ces réponses n’ont pas été assez constructives », commente Virginie Murcia, présidente de l’UGPE. Parmi les priorités du groupement de parents d’élèves : refaire de l’éducation de la jeunesse un sujet majeur et associer plus étroitement les parents d’élèves à la vie des établissements, pour qu’ils en soient acteurs.

    Rythmes scolaire, absentéisme...

    En filigrane, l’UGPE réagit et souhaite se saisir du phénomène des violences et des incivilités qui ont défrayé la chronique ces dernières semaines.

    Pêle-mêle, le courrier interpelle les élus sur les rythmes scolaires et l’absentéisme des enseignants, la santé et le handicap en milieu scolaire, la politique de transports, la place des langues kanak, la restauration scolaire et les frais de scolarité. Citons encore le statut des parents d’élèves élus, « qui devraient pouvoir bénéficier d’heures de délégation », selon Jean-France Toutikian, secrétaire de l’UGPE.

    Le groupement souhaite également faire des internats « un réel outil de réussite » en proposant des animations pédagogiques et en élargissant les horaires d’accueil des élèves, commente Maryka Kapoeri, membre fondateur. L’UGPE attend des élus qu’ils se positionnent, à la veille des élections provinciales, sur ces sujets et ceux des écoles innovantes, ou encore de la contextualisation des programmes (à la région Pacifique, NDLR), « travail insufflé par le vice-recteur Jean-Charles Ringard-Flament », dont l’UGPE regrette le « mandat avorté », par la voix de Jean-France Toutikian.

    L’espoir d’un second souffle

    Autre cheval de bataille : améliorer la représentation des parents d’élèves dans les établissements scolaires : actuellement, le taux de participation aux élections de parents d’élèves peine à atteindre 15 %, dans le meilleur des cas.

    En conclusion le groupement invite les élus à expliquer « comment ils pensent redonner un second souffle à l’école ? », s’engageant en retour à communiquer ces orientations à ses adhérents.

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