Nouvelle Calédonie
  • J.-A.G.-L. | Crée le 17.04.2019 à 04h25 | Mis à jour le 17.04.2019 à 08h39
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    Le procureur Hervé Ansquer a révélé que les victimes sont allées chez le jeune pour lui demander des comptes. Archives LNC

    JUSTICE. Une mère de famille de 56 ans a été condamnée par le tribunal correctionnel de Nouméa, hier, à la peine de trois mois de prison avec sursis mise à l’épreuve et l’obligation d’indemniser les victimes à hauteur de 150 000 francs pour une violation de domicile et des violences sur son mari. La procureure de la République, Céline Fortesa, avait requis deux mois avec sursis.

    Le 14 janvier dernier, la prévenue déboule, hystérique, dans une maison de Dumbéa, où est logé son mari. En instance de divorce, le couple, qui a eu quatre enfants , se déchire depuis des mois. « Je suis allée là-bas pour lui dire d’arrêter de me harceler, de me laisser vivre ma vie », explique la femme à la barre. La présidente a une autre interprétation du dossier et le fait savoir. Une fois dans l’habitation, la quinquagénaire s’en prend à son futur ex-mari qu’elle gifle et griffe au visage sans qu’il n’ait le temps de dire un mot.

    « En position d’attaque »

    Des témoins finissent par la ceinturer et l’expulser du domicile. « Elle est rentrée chez moi sans qu’on l’y autorise. On a eu beaucoup de mal à la dégager », raconte la propriétaire de la maison que la prévenue pense être la maîtresse du père de ses enfants. La présidente du tribunal prend la parole : « Vous êtes bien énergique dis-donc ». « Je sais me défendre ». « Vous ne faites pas que vous défendre. Quand vous entrez dans cette maison, vous êtes en position d’attaque ». Au cours du procès, le père de famille n’a pas dit un mot. « Cela fait deux ans qu’il subit les violences de madame, qu’elle lui pourrit la vie. Il fait partie de ces hommes battus », a affirmé son avocate Me Nathalie Lepape, décrivant la prévenue comme une « menteuse », une « furie » et une « harpie ».

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