Nouvelle Calédonie
  • Jean-Alexis Gallien-Lamarche / jeanalexis.gallien@lnc.nc | Crée le 20.03.2019 à 04h25 | Mis à jour le 20.03.2019 à 06h53
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    Photo Archives LNC

    JUSTICE. Un homme de 23 ans a été condamné à la peine de deux années de prison par le tribunal correctionnel de Nouméa pour des violences avec arme en récidive. Placé en détention provisoire depuis le début de cette affaire, Alvin Kasarherou, au casier judiciaire fourni (vols, stupéfiants, violences…), a comparu entouré de deux policiers. Il a été renvoyé au Camp-Est purger sa peine à l’issue du procès.

    Le 15 janvier dernier le prévenu, sans formation ni emploi, traîne à Ko We Kara. Il y retrouve des cousins et des amis. « Ils faisaient les marioles », raconte-t-il devant les juges. Il explique ensuite qu’il s’est mis à « jouer » à la bagarre avec un bon ami âgé de 27 ans. « Il m’a étranglé, a shooté ma figure, confie le prévenu. Je ne l’ai pas bien pris. » En rentrant chez lui, celui-ci rumine sa colère. Il pense à sa vengeance.

    « Je n’ai pas pu me défendre »

    On ne comprend pas vraiment pourquoi ni comment mais son ami, fortement alcoolisé, le suit et l’attend en bas de chez lui. « Vous êtes sorti avec un sabre d’abattis et vous l’avez frappé par-derrière. Vous lui avez donné des coups à la tête et dans le dos. Au moins une dizaine », décrit le président du tribunal. Frappée à terre, la victime perd connaissance. Elle sera ensuite évacuée en urgence au Médipôle, au service réanimation. « Je n’ai pas pu me défendre. On faisait que jouer, je ne lui ai pas mis de coups », a expliqué depuis son lit d’hôpital le malheureux aux enquêteurs. Le procureur de la République Alexis Bouroz est particulièrement en colère, « ce sont des violences préméditées particulièrement graves ». « Ce sont des faits qui auraient pu vous conduire à l’étage au dessus, devant la cour d’assises », a conclu le président.

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