Nouvelle Calédonie
  • Jean-Alexis Gallien-Lamarche / jeanalexis.gallien@lnc.nc | Crée le 13.05.2019 à 05h04 | Mis à jour le 13.05.2019 à 08h45
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    Le prévenu, qui cherchait une voiture pour rentrer à la tribu, ignorait qu’il s’agissait de la maison d’un gendarme. Photo DR
    JUSTICE. Alors qu’il s’était introduit dans une maison, un voleur est tombé nez à nez avec sa victime qui n’était autre qu’un militaire, à Koné. Il a été envoyé au Camp-Est.

    Le corps à corps au beau milieu du salon a duré de longues minutes dans un vacarme ahurissant. Il est quatre heures du matin et le père de famille hurle « restez dans la chambre les enfants, restez dans la chambre ! », tandis qu’il tente, par tous les moyens, de maîtriser un intrus au visage dissimulé et bien décidé à s’enfuir. Celui-ci venait d’être repéré en train de cambrioler une maison d’un lotissement de Koné lorsqu’il est tombé nez à nez avec le propriétaire des lieux qui n’était autre… qu’un gendarme. La suite a été racontée devant le tribunal correctionnel de Nouméa où le cambrioleur de 21 ans, originaire de la tribu de Tiaoué, était jugé : « la bagarre a été très violente. Vous avez cassé un saladier sur la tête de la victime, vous avez tout fait pour échapper à l’interpellation », décrit la présidente du tribunal. Le procureur de la République le reconnaît, « heureusement que le gendarme était aguerri aux techniques de maîtrise », soulignant « des violences particulièrement graves » au cours desquelles le malfrat « a essayé de saisir les testicules de la victime ». Finalement, le voleur a fini par être interpellé non sans mal.

    Tordu de douleurs

    Alors qu’il est assis sur le banc du tribunal - et non debout à la barre - se tordant de douleurs à cause de maux de ventre, le prévenu assure qu’il recherchait une voiture pour rentrer chez lui. Avant de s’attaquer à la maison du gendarme, il avait tenté de s’introduire dans une autre habitation. Sans réussite. Son avocat tente de dédramatiser la situation, « ce jeune a un profil intéressant ». Me Martin Calmet l’assure, « mon client n’avait absolument pas l’intention d’agresser qui que ce soit ». Après en avoir délibéré, le tribunal inflige au jeune homme douze mois de prison, dont six avec sursis mise à l’épreuve. Une peine qu’il effectuera au Camp-Est.

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