Nouvelle Calédonie
  • J.-A.G.-L. | Crée le 10.07.2019 à 05h53 | Mis à jour le 10.07.2019 à 06h59
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    Chérifa Linossier avait porté plainte en février contre l’ancien ambassadeur. Ph. J.-A.G.-L.

    JUSTICE. Le parquet de Nouméa a classé sans suite, à la fin du mois de mai, deux plaintes pour agressions sexuelles qui visaient Robby Judes, ambassadeur de France au Vanuatu au moment des faits. Le haut fonctionnaire, qui a depuis été démis de ses fonctions par le Quai d’Orsay en mars, était accusé par Chérifa Linossier, présidente de la CPME (confédération des petites et moyennes entreprises), de caresses sur les fesses au cours d’un dîner entre chefs d’entreprise et représentants politiques, le 11 février dernier à Nouméa. Une autre victime, représentante patronale du Pacifique Sud, avait également reproché à Robby Judes d’avoir eu des « mains baladeuses » lors d’une soirée à l’île aux Canards, en fin d’année dernière. Ce que l’ancien diplomate a toujours catégoriquement nié, se disant « stupéfait » par ces accusations.

    Le parquet de Nouméa avait ouvert une enquête préliminaire et placé en garde à vue Robby Judes, en avril, lequel avait campé sur ses positions.

    « Infraction constituée »

    « L’infraction est constituée de mon point de vue, a indiqué, hier, Alexis Bouroz, procureur de la République. Je considère néanmoins que la réponse du ministère des Affaires étrangères était proportionnée à la gravité des faits. » Interrogé, l’avocat de Chérifa Linossier, Me Nicolas Ranson, n’a pas souhaité « faire de commentaire » car « je n’ai toujours pas eu la communication officielle du procureur. J’attends de voir comment il a motivé sa décision ». Plusieurs options s’offrent désormais à la présidente de la CPME, qui n’a pas pu être jointe hier : le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile qui entraîne automatiquement la saisine d’un juge d’instruction ou déposer un recours devant le procureur général.

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