Nouvelle Calédonie
  • C.R. | Crée le 14.02.2019 à 04h25 | Mis à jour le 14.02.2019 à 07h19
    Imprimer
    La loi du pays de 2017 modernise aussi le cadre réglementaire des vétérinaires et encadre certains actes d’élevage comme la castration, ou la coupe des cornes. Photo CR

    Au gouvernement, on le reconnaît sans détour : « Ce sont des textes attendus depuis longtemps ». Après l’adoption, en août 2017 d’une loi du pays et d’une délibération modernisant la réglementation de la profession vétérinaire, l’exécutif a validé mardi ses arrêtés d’application. « Cela va permettre d’enfin reconnaître les diplômes australiens et néo-zélandais, ce qui est une demande importante du monde agricole, explique Nicolas Metzdorf, qui explique que le sujet a longtemps buté sur « la culture administrative française » de l’administration calédonienne. Il faut se rendre compte que pour beaucoup, ça a plus de sens d’aller faire des études de vétérinaire dans un endroit qui est plus proche de nous au niveau climat, élevage ou pathologie plutôt qu’en Europe ».

    « Une marque de confiance »

    Si l’idée est simple sur le papier, les discussions n’ont pas été faciles, le Caillou étant dépendant de l’Ordre national des vétérinaires, qui donnera quoi qu’il arrive son avis sur chaque demande de reconnaissance de diplôme. Chloé Lafleur, la directrice de l’Upra bovine, devrait faire partie des premières bénéficiaires : « J’ai étudié six ans en Australie, pratiqué dans des zones rurales là-bas et en Grande-Bretagne, mais à mon retour, je n’ai pas pu être reconnue dans mon pays, explique-t-elle. Je connais au moins une dizaine de Calédoniens, qui sont dans ce cas ou qui attendent la reconnaissance pour revenir exercer ici ». Paul Wilson, le consul australien salue lui « une marque de confiance, mais aussi la reconnaissance d’une similarité des pratiques agricoles, et du climat ». La Calédonie compte déjà 76 vétérinaires. « Mais il y a des besoins grandissants en Brousse avec la modernisation et la montée en compétence de l’élevage » pointe Nicolas Metzdorf.

  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS