Nouvelle Calédonie
  • E.C. | Crée le 13.02.2019 à 04h25 | Mis à jour le 13.02.2019 à 06h34
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    Cette peine s’ajoute aux peines très importantes déjà prononcées à l’encontre des trois hommes. A l’issue de l’audience, ces derniers ont été reconduits au Camp-Est. Photo Archives LNC
    JUSTICE. De nouveau cités à comparaître, trois hommes déjà condamnés à de lourdes peines pour une dizaine de vols ont écopé de deux ans ferme pour une nouvelle série de vols avec violence.

    A eux tous, ils onent déjà écopé de 35 ans de prison. Comme si cela ne suffisait pas, un gang de voleurs de Saint-Louis était de nouveau cité à comparaître hier devant le tribunal correctionnel, mais pour d’autres faits cette fois. Toujours des vols, souvent avec effraction dans des domiciles. C’est dire le poids de leur casier judiciaire, « long comme un jour sans fin », se désole la présidente du tribunal. Huit pages et 35 condamnations pour Michel Cagnon, pas moins de 40 pour Nelson Noraro, et 23 pour Antoine Poitchili. « Qu’est-ce qu’on va faire de vous ? » interroge enfin la présidente. C’est que les membres du gang qui ont écumé des dizaines de maisons et d’appartements du Mont-Dore, de Nouméa et de Païta, entre juin et septembre, ont parfois été pris la main dans le sac par les propriétaires. Des rencontres à l’issue parfois violente. Comme celle du 28 juin au domicile d’un couple du Mont-Dore.

    Fausse couche

    Surpris dans la cuisine, un homme « encapuché » se sauve avec des clés de la voiture. Une BMW dans laquelle les individus vont s’engouffrer pour prendre la fuite, percutant au passage sa propriétaire avec l’avant gauche. Ce que les prévenus ont vigoureusement démenti. D’où ce procès en deux temps, d’autant que leurs premiers aveux corroboraient les faits. Reste que les prévenus étaient sous l’emprise de l’alcool. Et que la victime, enceinte de quelques mois au moment des faits, a été prise de contractions, suivies de saignement, puis d’une fausse couche. Un drame, « peut-être lié au choc psychologique » veut bien leur accorder la présidente, mais un drame tout de même.

    Difficile également de nier les violences sur son concubin, roué de coups pour s’être opposé aux intrus. « Où est le respect, ce point fondamental de la coutume ? interroge Me Tehio. Il ne faut pas oublier vos origines, vous n’êtes pas définitivement perdus. C’est ça que les parties civiles veulent vous dire. EIles vous pardonnent, mais ne recommencez pas. »

    Une prière qui ne trouve que peu d’écho auprès des prévenus, visiblement indifférents. Les trois hommes ont écopé de deux ans de réclusion pour ces faits. Consterné par cette « dérive folle », le procureur en avait requis trois.

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