Nouvelle Calédonie
  • Jean-Alexis Gallien-Lamarche / jeanalexis.gallien@lnc.nc | Crée le 20.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 20.06.2019 à 09h34
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    Le prévenu, qui a présenté ses excuses à son ex-femme, a été condamné à un an avec sursis mise à l’épreuve. Photos archives LNC
    JUSTICE. Un père de famille a écopé de sursis après avoir frappé son ex-femme sur un parking. Elle avait été retrouvée inconsciente au sol.

    On a d’abord cru qu’il allait invoquer la légitime défense devant le tribunal correctionnel. Le prévenu, un père de famille d’une trentaine d’années, n’est finalement pas allé jusque-là dans sa stratégie de défense. Entre deux regrets qui semblaient sincères, Jérôme* est revenu sur les graves violences qui lui étaient reprochées à l’encontre de son ex-compagne et mère de ses enfants, le 20 décembre dernier.

    Ce jour-là, ce boucher reçoit un appel de la victime qui « n’arrive pas à joindre les enfants dont il avait la garde. » Elle est furieuse et veut des explications. Elle promet de se rendre sur le lieu de travail de sa nouvelle femme pour « avoir une explication ». Jérôme, « perturbé » par cet appel, prend les devants et fonce sur le lieu de travail de son ex-femme, un supermarché. En le voyant débouler dans le magasin, la mère de famille « récupère un couteau de 30 cm au rayon rôtisserie », raconte la présidente, et demande à avoir une discussion avec son ex-compagnon à l’extérieur.

    Mâchoire fracturée

    La suite de l’histoire ne paraît pas claire, chacune des parties ayant sa version. D’après Jérôme, elle se serait avancée vers lui sur le parking du supermarché, le couteau à la main, puis aurait trébuché. À entendre la victime, l’arme aurait été posée sur le rebord d’un mur, « jamais je ne l’aurais touché, c’est le père de mes enfants, mais je sais comment il est, il peut être violent ».

    La suite, en revanche, n’est pas remise en cause. « Quand elle était à terre, vous lui avez donné un grand coup de pied dans le visage. Elle a été retrouvée inconsciente au sol », résume la présidente. « Elle ne représentait aucune menace », s’insurge le procureur qui évoque « un passage à l’acte violent ». La victime s’en sortira avec une mâchoire fracturée et 21 jours d’incapacité totale de travail. La sanction tombe : un an de prison avec sursis mise à l’épreuve, l’obligation de suivre des soins et d’indemniser la victime.

    * Le prénom a été modifié

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