Nouvelle Calédonie
  • Jean-Alexis Gallien-Lamarche / jeanalexis.gallien@lnc.nc | Crée le 14.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 14.06.2019 à 10h14
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    JUSTICE. Un moniteur d’équitation, ancien patron des Écuries Sonador à Païta, a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur deux enfants, entre juin 2015 et mai 2016, par la cour d’appel qui l’a condamné, mardi, à la peine de dix-huit mois de prison ferme. La juridiction du second degré a fortement diminué la sanction infligée en première instance puisque ce père de famille d’une quarantaine d’années avait écopé, en octobre dernier, de six ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nouméa. Les magistrats avaient également décerné un mandat de dépôt à l’audience. Le prévenu, qui avait donc été envoyé au Camp-Est directement après le procès, avait immédiatement interjeté appel de cette décision. Dans ce dossier, il était reproché à ce quadragénaire d’être entré en pleine nuit dans la chambre où dormaient son fils et des amies de celui-ci avant de « se glisser dans le lit où elles dormaient puis de les déshabiller et de se frotter à elles. Les jeunes filles dormaient tous les quinze jours chez le prévenu », avait décrit, en octobre, Me Laure Chatain. L’avocate des victimes avait, par ailleurs, rappelé que le père de famille avait déjà eu affaire à la justice pour des échanges de SMS à caractère sexuel avec une adolescente.

    Dix-huit mois en semi-liberté

    Après plusieurs mois de détention provisoire, le moniteur d’équitation avait obtenu sa mise en liberté au mois de janvier. Cinq mois plus tard, il était donc de retour devant la justice où il a, comme depuis le début de cette affaire, clamé haut et fort son innocence. « En toute logique, nous avons plaidé la relaxe devant la cour d’appel. Rien dans le dossier ne permet d’affirmer qu’il aurait commis les faits reprochés. Rien », a affirmé Me Barbara Brunard, l’avocate de la défense. Qui a précisé que « la peine de dix-huit mois est assortie d’un aménagement “ab initio" en semi-liberté. C’est donc maintenant au juge d’application des peines d’en déterminer les modalités. C’est évidemment une peine bien plus raisonnable que celle de six ans ferme prononcée en première instance mais elle n’est pas pleinement satisfaisante, mon client niant totalement les faits ».

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