Nouvelle Calédonie
  • J.-F.G. | Crée le 29.01.2019 à 04h25 | Mis à jour le 29.01.2019 à 06h42
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    Tous les barrages en Calédonie sont conçus et inspectés par la Dimenc et le bureau d’études techniques rattaché au ministère de la Transition écologique. Photo archives LNC, Julien Cinier
    MINES. Au lendemain de la rupture d’un barrage de Vale au Brésil, le gouvernement et la province Sud ont tenu à présenter les mesures mises en place pour qu’un drame de ce type ne se produise pas en Calédonie.

    Cinquante-huit morts et quelque 300 disparus. Voilà le bilan provisoire présenté par les autorités brésiliennes après la coulée de boue provoquée vendredi par la rupture, la veille, d’un barrage du géant minier Vale dans le sud-est du Brésil. Un drame similaire à celui de 2015, lorsqu’un autre barrage appartenant au géant brésilien (en copropriété avec l’anglo-américain BHP) avait cédé à Mariana, à 120 km de Brumadinho, faisant dix-neuf morts et causant des dégâts environnementaux sans précédent.

    Face à cette nouvelle catastrophe, le gouvernement et la province Sud ont tenu à se montrer rassurants sur les risques potentiels encourus en Calédonie. « Les risques liés aux barrages nécessitant que les exploitants soient surveillés avec vigilance par une administration compétente et appliquant des normes exigeantes, Philippe Germain et Philippe Michel tiennent à rappeler que tous les grands barrages du territoire, à savoir les barrages hydrauliques de Yaté, de la Néaoua et de la Dumbéa, ainsi que, sur le site de Vale Nouvelle-Calédonie, la berme du parc à résidus KO2, sont attentivement suivis par la Dimenc, et que les règles appliquées à la conception et au suivi de ces barrages sont celles en vigueur en Métropole », ont indiqué dans un communiqué commun les deux institutions, avant de faire un point précis sur les infrastructures de Vale-NC.

    Projet de barrage refusé

    « Concernant la berme de KO2, sa conception a fait l’objet d’études et de contrôles poussés, sous la supervision de la Dimenc et du BETCGB [bureau d’études techniques et contrôles des grands barrages, rattaché au ministère de la Transition écologique et solidaire, NDLR]. Elle est équipée de dispositifs de drainage, ainsi que d’appareils de mesure permettant sa surveillance continue. La dernière inspection de sûreté a été réalisée par la Dimenc et le BETCGB en octobre 2017 et il a été rendu compte de cette inspection, en mai 2018, devant le Comité d’information, de concertation et de surveillance de Goro (CICS). » Le président de la province Sud rappelle enfin qu’en retirant, « dès sa prise de fonctions », le projet nommé PGA Prony Pernod, il a aussi mis fin à un accord engageant la province à la création d’un parc à résidus, fermé par un barrage de 4 km de long et 80 m de haut (contre 86 m pour le barrage qui vient de se rompre au Brésil). « C’est à la suite de sa demande insistante d’abandonner [ce projet] que Vale Nouvelle-Calédonie a engagé le projet Lucy, c’est-à-dire le séchage des résidus de l’usine et leur stockage sous une forme solide, naturellement stable. »

     

    7 milliards de francs.

    Une amende d’environ 66,5 millions de dollars, soit 7 milliards de francs, a été infligée au géant minier Vale par le gouvernement brésilien, à la suite de la catastrophe.

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