Nouvelle Calédonie
  • | Crée le 26.02.2019 à 04h25 | Mis à jour le 26.02.2019 à 06h43
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    Goa ne retiendrait pas Eramet si le métallurgiste français lâchait la SLN.

    POLITIQUE. L’alliance entre le Rassemblement, les Républicains calédoniens et le MPC dénonce avec vigueur les critiques adressées à la SLN par Daniel Goa lors du comité directeur de l’UC à Poya le week-end dernier.

    La SLN est coupable à ses yeux de pratiquer des « menaces permanentes au chantage à l’emploi et à la fermeture des sites, d’évasions fiscales, de prendre l’argent et de ne rien laisser que de la pollution, des sites dégradés et l’eau de nos récifs pollués. » Et le président de l’UC de conclure : « Nous ne les retiendrons pas » rappelle le communiqué.

    Pour l’Avenir en confiance, « la véhémence avec laquelle s’exprime Daniel Goa est proprement intolérable. Ses propos font insulte à des générations de Calédoniens qui travaillent ou ont travaillé à la SLN. »

    « En s’exprimant ainsi, le président de l’Union calédonienne a cependant clairement dévoilé ses thèses nationalistes sur la SLN, et notamment le départ d’Eramet ; la prise de contrôle à hauteur de 76 % de la SLN par la Nouvelle-Calédonie ; la « nationalisation » du domaine de la SLN. »

    Pour l’alliance loyaliste, « Eramet doit demeurer un acteur engagé dans la SLN et apporter à la fois sa puissance technologique et son soutien capitalistique. La Nouvelle-Calédonie doit préserver l’équilibre de ses finances publiques en refusant de prendre la majorité de la SLN, dont la dette et les difficultés ne peuvent être supportées par les contribuables calédoniens. Et conduiraient à la faillite de la collectivité. »

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