Nouvelle Calédonie
  • Y.M. | Crée le 09.01.2019 à 04h25 | Mis à jour le 09.01.2019 à 06h43
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    Les troubles passés, à Kouaoua, le mauvais temps, et surtout les grèves actuelles ont un impact très défavorable sur la constitution du stock de minerai à Doniambo. Photo Archives LNC

    NICKEL. Une zone critique est atteinte, le stock de minerai de la SLN destiné aux fours n’a jamais été aussi bas. Déjà, mi-novembre, l’alerte sonnait. « Nous n’avons pas de production de minerai de Kouaoua, nous n’avons donc pas de stock pour entamer correctement le début d’année 2019 qui est, comme tous les débuts d’année, toujours très compliqué : c’est la saison des pluies, il n’y a donc pas beaucoup de minerai à disposition », déplorait la Société-Le Nickel. Au-delà de l’impact des troubles à Kouaoua les mois précédents et du mauvais temps sur la constitution de réserves de minerai, les actuelles grèves sur les centres miniers de Thio, Tiébaghi et de Népoui perturbent surtout la production. Et par effet ricochet, la livraison des quantités attendues à Doniambo.

    Le stock avoisinerait cette semaine moins de 200 000 tonnes. Soit une petite vingtaine de jours de fonctionnement. En clair, bien peu. Or, d’ordinaire, dans un format idéal, le niveau de minerai devrait s’élever à 500 000 tonnes. Un volume suffisant est traditionnellement constitué par anticipation lors du second semestre de l’exercice précédent, la saison des pluies de décembre à mars-avril chahutant l’activité sur les mines.

    Rapatriement vers Doniambo de stocks aujourd’hui disposés sur divers sites, baisse de la puissance des fours… la SLN multiplie et va sans doute multiplier les pistes afin de faire face à une situation particulièrement compliquée.

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