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    Nouvelle Calédonie
  • Julien Mazzoni | Crée le 09.01.2026 à 13h50 | Mis à jour le 09.01.2026 à 13h50
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    Le principal poste du budget concerne le fonctionnement de l’administration. Photo LNC
    Adopté par le gouvernement le mercredi 7 janvier, le budget primitif principal propre de la Nouvelle-Calédonie pour 2026 s’élève à 131,8 milliards de francs. Dominé par les dépenses de fonctionnement, il reflète ce que financera directement la collectivité et dépend encore d’arbitrages nationaux en attente. Décryptage.

    131,8 milliards de francs. C’est le montant du budget primitif propre de la Nouvelle-Calédonie pour l’exercice 2026, tel qu’adopté mercredi 7 janvier par le gouvernement. Ce budget correspond au budget central de la Nouvelle-Calédonie, c’est-à-dire aux dépenses et aux recettes que la collectivité finance directement pour ses compétences propres. Il n’inclut pas les budgets des provinces, des communes, ni des établissements publics. Comment va être ventilé cet argent ?

    Il se répartit en deux grandes sections : 81,5 milliards en fonctionnement – les dépenses courantes – et 50,3 milliards en investissement – équipements et projets.

    Principales dépenses : le fonctionnement

    La part importante du budget consacrée au fonctionnement traduit le poids des charges fixes : les salaires, le fonctionnement des services, les subventions, les aides et les autres engagements courants. En clair, c’est l’argent qui permet de faire tourner l’administration calédonienne au quotidien.

    L’administration générale en tête des postes

    Parmi les fonctions inscrites au budget, l’administration générale est le premier poste, avec près de 32 milliards. Il regroupe les moyens humains et financiers nécessaires au fonctionnement de la collectivité : services centraux, gestion du personnel, finances, informatique et bâtiments, indispensables au fonctionnement quotidien.

    Social et santé

    Certaines politiques publiques essentielles apparaissent avec des montants relativement faibles dans ce budget propre, car elles sont financées en grande partie par d’autres collectivités ou dispositifs. Les provinces, qui ont la compétence de proximité (notamment en matière d’action sociale et de santé), mais aussi les communes, ainsi que l’État, à travers ses dotations et dispositifs nationaux.

    • Santé : 6,75 milliards
    • Enseignement : 5 milliards
    • Transport et équipement : 4,94 milliards
    • Action sociale : 4,84 milliards

    Le budget consacre également 3,4 milliards au travail, à l’emploi et à la formation, 3,1 milliards au secteur économique, 3 milliards à l’environnement et 2,3 milliards à la culture, la jeunesse, les sports et loisirs.

    Investir, malgré des marges limitées

    Côté investissement, le budget prévoit 50,3 milliards de francs. Les crédits servent notamment aux infrastructures, aux équipements et à des opérations financières nécessaires à l’équilibre des comptes.

    Pour soutenir ces investissements, le gouvernement est autorisé à recourir à l’emprunt, dans la limite de 30 milliards de francs en 2026. Par ailleurs, une partie des recettes attendues repose sur la mobilisation d’excédents antérieurs (jusqu’à 35,8 milliards). Des avances de trésorerie sont également prévues, à hauteur de 1,06 milliard pour la compensation de prestations sociales et de 1,4 milliard pour la société Enercal.

    Le membre du gouvernement en charge du budget, Christopher Gygès, a résumé l’esprit de l’exercice : "un budget de rigueur, mais aussi un budget de relance", soulignant les redéploiements et les mesures d’économie mis en œuvre pour boucler les comptes. Des mesures concrètes de maîtrise des dépenses figurent dans le texte : suppression de postes pour contenir la masse salariale, réduction des missions et de déplacements et suppression de deux jours chômés.

    Une part du budget conditionnée à Paris

    Un point de vigilance persiste malgré tout à la lecture de ce budget : une partie des recettes budgétaires dépend de décisions nationales. L’intégration dans l’assiette de répartition de 300 millions d’euros (35,8 milliards de francs) de prêts accordés par l’État reste liée au calendrier du pacte de refondation et à l’adoption du projet de loi de finances 2026 (PLF) par le Parlement français.

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