- A.T. | Crée le 07.01.2026 à 12h10 | Mis à jour le 07.01.2026 à 12h48ImprimerClaire Durrieu, à la tête de la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie, est présente sur le Caillou, du 2 au 13 janvier. Son prochain déplacement est prévu courant février. Photo Anthony TejeroLa mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie, destinée à soutenir la reconstruction et la "refondation" économique du pays, est de retour jusqu’au 13 janvier. Pour sa directrice, Claire Durrieu, alors que "la phase d’urgence" a désormais été traitée, d’autres chantiers "prioritaires" "à moyen et long termes" s’ouvrent, dont la réforme du modèle de transformation du nickel et la mise en œuvre du pacte de refondation économique de l’État. Un plan de 262 milliards de francs bloqué tant que le plan de loi de finances (PLF) 2026 n’a pas été voté dans l’Hexagone.
Quatrième déplacement sur le Caillou en six mois pour Claire Durrieu, à la tête de la Mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie, créée aux lendemains de la crise insurrectionnelle. Pour rappel, cette délégation de l’État a pour objectif d’accompagner financièrement et techniquement le pays dans sa reconstruction ainsi que dans la "refondation" de son modèle économique et social, qui "était déjà à bout de souffle avant même les émeutes", rappelle Claire Durrieu, en déplacement sur le territoire jusqu’au 13 janvier et dont les objectifs ont désormais évolué.
"La phase d’urgence, qui a impliqué un soutien massif de l’État, est derrière nous aujourd’hui", assure la directrice, qui rappelle notamment l’octroi d’une enveloppe de 2,5 milliards de francs (extraits du prêt garanti par l’État) destinés aux communes et aux provinces pour le volet social, afin de "gérer les urgences du quotidien".* Des subventions qu’ont validées désormais la totalité (à l’exception d’une commune) de ces collectivités.
Renouer avec la rentabilité de la transformation du nickel
C’est pourquoi la mission interministérielle compte désormais s’attaquer aux sujets "à moyen et long termes" pour le pays, tournés autour de trois axes prioritaires. Tout d’abord : la "préparation" du volet économique et social, qui doit également être débattu dans le cadre de la séquence de discussions avec les différentes délégations politiques sur l’avenir institutionnel, prévue le 16 janvier à l’Élysée. Ensuite, le secteur du nickel, plongé dans une crise de longue date. L’objectif affiché est clair : "Faire évoluer le modèle de transformation de ce minerai pour retrouver la rentabilité, qu’elle n’a plus connue depuis 2012", annonce Claire Durrieu. À cet effet, la directrice de la mission interministérielle multipliera de nombreuses rencontres, notamment avec les entreprises les plus en difficulté, à commencer par la Nickel Mining Company (NMC), au bord de la cessation de paiements. En parallèle, des réunions bilatérales doivent être organisées sur ce thème avec l’ensemble des groupes politiques au Congrès.
262 milliards "suspendus" au vote du Parlement
Enfin, l’autre priorité de la mission, et pas des moindres, consiste à la "mise en œuvre" du pacte de refondation économique pour la Nouvelle-Calédonie, annoncé par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, en décembre dernier. Un projet chiffré à hauteur de 262 milliards de francs sur cinq ans. Sauf que cette enveloppe est confrontée à un obstacle de taille à ce stade : elle ne peut être validée tant que le projet de loi de finance (PLF) national 2026 n’est pas voté par le Parlement. "Ce pacte de refondation est suspendu à ce vote", confirme Claire Durrieu, qui juge néanmoins bon de rappeler que la Nouvelle-Calédonie a été érigée sur le haut de la pile des dossiers à régler en priorité à Paris.
Par ailleurs, dès lors que le PLF sera valide, les "premiers leviers financier de l’État" pourraient être activés quasi immédiatement dans le pays, du moins pour certains domaines comme la défiscalisation nationale destinée à la reconstruction des entreprises mises à terre lors des émeutes ou encore la lutte contre le décrochage scolaire, à travers le déploiement d’éducateurs spécialisés et de services civiques. "Les centaines de milliards de francs de ce pacte seront notamment dédiés à l’attractivité et à l’emploi en vue de redonner des perspectives à la jeunesse", résume Claire Durrieu.
Note
*Le gouvernement français a également décidé de réaffecter 2,5 milliards de francs – sur les 26,4 milliards déjà versés au titre du PGE – sous la forme d’une "dotation républicaine". Celle-ci sera consacrée au financement de la cantine et du transport scolaire. Ainsi, 1,55 milliard va être versé aux communes, 717 millions aux provinces, 210 millions au SMTU et 28 millions à la Nouvelle-Calédonie.
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