Nouvelle Calédonie
  • Philippe Frédière / philippe.frediere@lnc.nc | Crée le 06.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 06.06.2019 à 07h06
    Imprimer
    Les nouveaux élus du Congrès ont voté à l’unanimité pour le maintien de l’exécutif à onze membres. Photo : Th. Perron
    POLITIQUE. Le Congrès a fixé hier à onze le nombre de membres du futur gouvernement qui doit être élu le jeudi 13 juin. Les listes de candidats doivent être déposées avant vendredi soir.

    Le prochain gouvernement comprendra onze membres. C’est ce qu’ont décidé hier matin, à l’unanimité, les élus du Congrès réunis en séance publique.

    Onze, c’est le nombre maximum autorisé par la loi organique et, à l’exception du gouvernement Frogier en 2001, qui ne comptait que dix membres, cela a toujours été l’effectif retenu par les membres du Congrès.

    Dans ces conditions, les groupes politiques constitués devront présenter des listes de quatorze candidats (onze plus trois suppléants). En sachant que seuls les groupes officiellement constitués disposent de cette prérogative. Il y a cinq élus non inscrits. Les trois de l’Eveil océanien, Nicolas Metzdorf, qui a quitté Calédonie ensemble et Louis Kotra Uregei, du Parti travailliste.

    L’élection du gouvernement aura lieu le jeudi 13 juin. Il s’agira d’un scrutin de liste à la proportionnelle, qui se déroulera donc sur un seul tour.

    Clivages traditionnels

    La grande inconnue sera de savoir qui sera ensuite élu président par les onze futurs membres du gouvernement. On se trouve en effet dans une configuration inédite puisque le camp loyaliste comprend officiellement 25 élus, le camp indépendantiste 26, et l’Eveil océanien fait la charnière avec ses 3 élus qui ne veulent être assimilés à aucun camp et « dépasser les clivages traditionnels », selon la formule de son leader, Milakulo Tukumuli.

    Donc, en l’état actuel des forces en présence, on devrait se retrouver avec cinq membres loyalistes au moins, et cinq membres indépendantistes au moins. Lequel des deux camps accrochera un sixième élu ? C’est l’Eveil océanien qui en décidera, même si le mouvement n’est pas en situation de présenter par lui-même des candidats. Il est cependant aisé d’imaginer que, si l’un de ses membres se trouve hébergé sur une liste ou sur une autre, c’est vers elle que se porteront les suffrages des élus du mouvement.

    Et si l’Eveil océanien choisissait de s’abstenir, faute d’avoir trouvé un accord avec l’un ou l’autre groupe politique, c’est le camp indépendantiste qui emporterait la majorité du gouvernement avec six sièges contre cinq. Reste à savoir, en pareil cas, quelle personne serait élue à la présidence de l’exécutif, sachant que l’Uni, d’un côté, et l’UC-FLNKS, de l’autre, ont tout de même des différences de programme notables.

  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS