- Baptiste Gouret | Crée le 18.02.2026 à 07h21 | Mis à jour le 18.02.2026 à 07h22ImprimerLa ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a enjoint les députés à la "responsabilité collective" autour du projet de réforme constitutionnelle soumis dans les prochains jours au Parlement. Photo AFP/Bertrand GuayAlors que les socialistes ont annoncé ne pas soutenir le texte issu de l’accord de Bougival et son complément, la ministre des Outre-mer affirme qu’il n’y a aucune "alternative ni contre-projets partagés" à la réforme constitutionnelle portée par le gouvernement, et enjoint les parlementaires à la "responsabilité collective".
La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a appelé mardi 17 février les parlementaires à la "responsabilité collective" pour débloquer l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, estimant qu’il n’y avait actuellement aucune "alternative" à la réforme constitutionnelle défendue par le gouvernement mais fustigée par toutes les oppositions.
"Ce processus ne pourra aboutir que par une mobilisation conjointe du gouvernement et du Parlement. Après des années d’impasse politique […] la Nouvelle-Calédonie a besoin d’une stabilité retrouvée", a lancé la ministre lors d’une audition au Sénat.
Le projet de loi constitutionnelle, examiné à partir de mercredi 18 janvier en commission au Sénat, doit débloquer le marasme institutionnel qui pèse sur le territoire. Pour ce faire, il traduit dans la Constitution l’accord de Bougival signé à l’été 2025 entre la plupart des partis locaux et le gouvernement, complété par un accord Elysée-Oudinot conclu en janvier. Ces deux accords, qui créent notamment un État calédonien doté d’une nationalité propre, ont été rejetés par les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), ce qui a conduit de nombreux partis, à Paris, à s’y opposer également et à appeler à la reprise du dialogue.
"Imparfait" mais "indispensable"
Les socialistes, dont le soutien est crucial pour envisager l’adoption de cette réforme constitutionnelle, ont affirmé mardi qu’ils ne pourraient pas la soutenir à ce stade, s’inquiétant des "menaces" et "dangers" qu’elle contient et rappelant la nécessité de ramener le FLNKS à la table des négociations.
"Il n’existe aujourd’hui ni alternative ni contre-projets partagés", a rétorqué Naïma Moutchou mardi soir, estimant que les accords des derniers mois constituaient un "compromis équilibré". Elle a reconnu que le calendrier de cette réforme, qui implique un quatrième report des élections provinciales prévues avant fin juin dans l’archipel – un dossier ultrasensible localement -, était "très imparfait et pour partie très insatisfaisant", mais "il est indispensable".
"Stopper net le projet de loi constitutionnelle, c’est fermer la porte définitivement" au processus enclenché depuis Bougival, a-t-elle ajouté. "Il faut donner sa chance à ce processus imparfait" car il "a le mérite de donner de la visibilité" aux acteurs locaux, selon elle.
MERCI DE VOUS IDENTIFIER
Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.X
J'AI DÉJA UN COMPTEJE N'AI PAS DE COMPTE- Vous n'avez pas encore de compte ?
- Créer un nouveau compte
Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement. -
-
DANS LA MÊME RUBRIQUE
-
VOS RÉACTIONS




Les transports aériensà consulter ici











