Nouvelle Calédonie
  • Jean-Alexis Gallien-Lamarche / jeanalexis.gallien@lnc.nc | Crée le 13.05.2019 à 05h17 | Mis à jour le 13.05.2019 à 08h05
    Imprimer
    Les leaders de l’Avenir en confiance ont fêté la victoire une bonne partie de la nuit avec des centaines de sympathisants et de militants. Photos Thierry Perron
    PROVINCIALES. La liste d’union loyaliste, menée par Sonia Backès, a fêté comme il se devait la victoire devant des centaines de militants. Cris de joie, drapeaux français et Marseillaise, les sympathisants n’ont pas boudé leur plaisir.

    Les centaines de militants et de sympathisants de l’Avenir en confiance (AEC) n’ont pas attendu longtemps pour célébrer la victoire, à L’Endroit, un bar de la Baie-des-Citrons. À vrai dire, dès 19 h 30 et l’arrivée des résultats des premiers bureaux, les drapeaux français se sont agités, les cris de joie ont redoublé et les verres se sont vidés à vitesse grand V. Comme si les partisans de la liste d’union loyaliste (Républicains Calédoniens, Le Rassemblement et le Mouvement populaire calédonien), sûrs de leur force, étaient persuadés de l’emporter avec une nette avance. Il n’y avait plus que Sonia Backès pour calmer les ardeurs de tous, « on ne s’enflamme pas, on ne s’enflamme pas ! ».

    « Résultat spectaculaire »

    Mais les conseils de la tête de liste AEC dans le Sud ont été vite balayés par les acclamations des troupes au fur à mesure que les résultats, certes provisoires, affichaient leur parti largement en tête. « Ce soir, c’est la fête », se réjouit Louise, une Nouméenne « heureuse que les vrais loyalistes aient pu s’unir pour balayer Calédonie ensemble ». Le parti de Philippe Gomès, justement, a été largement hué à chaque fois qu’il apparaissait sur les écrans de télévision. « On n’en voulait plus de ceuxlà », s’exclame dans l’assistance une femme.

    À entendre la foule, c’est l’union des loyalistes qui a permis cette victoire. « On a eu un électrochoc après le référendum, témoigne Jean. On leur a dit qu’il fallait qu’ils s’unissent sinon on allait droit dans le mur. » Une analyse que partage Virginie Ruffenach, estimant que « les Calédoniens avaient besoin qu’on leur redonne de la clarté dans le paysage politique ». Soulignant « un résultat spectaculaire », Philippe Blaise voit dans ces résultats « la volonté des Calédoniens de rester dans la République ». À ses côtés, Gil Brial exulte, « c’est une victoire au-delà de ce qu’on espérait. Il ne faut pas juste gagner une élection, il faut l’assumer après et on l’assumera ». Peu après 21 h 30, dans une chaleur étouffante, de plus en plus de monde se presse au QG de campagne. Les sourires sont sur tous les visages. Les traditionnels chants « on a gagné ! » rythment la soirée et les colistiers de la liste sont assaillis d’embrassades et de félicitations. « Maintenant, il va falloir qu’ils remettent le pays dans le bon chemin, on leur fait confiance mais il ne faut pas qu’ils nous déçoivent », dit un militant, drapeau français à la main, une pression dans l’autre.

    « Sur le front dès demain »

    L’Avenir en confiance a continué la fête une bonne partie de la nuit. Mais tous, responsables politiques comme partisans, savent que « le plus dur reste à venir ». « On sera sur le front dès demain. On a du boulot mais on est prêt pour ça », sourit Christopher Gygès. « Vous avez vu dans quel état est le pays ? Calédonie ensemble a fait n’importe quoi, on veut du changement », souligne Malia dont la priorité est « le rétablissement de l’ordre ». Avant de clôturer la soirée, Sonia Backès, Thierry Santa et tous les autres membres de l’Avenir en confiance ont entonné une Marseillaise, reprise en choeur par la foule. Comme pour symboliser, encore une fois, leur attachement à une Calédonie dans la France.

    Des centaines de sympathisants et de militants. Photos Thierry Perron

  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS