Nouvelle Calédonie
  • Ph.F. | Crée le 09.04.2019 à 04h25 | Mis à jour le 09.04.2019 à 07h11
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    L’UC pratique la pondération et l’ouverture pour ce scrutin. Photo Cyril Terrien

    PROVINCIALES. Toutes les listes ne sont pas encore définitivement arrêtées, mais c’est ce week-end que l’UC-FLNKS entrera officiellement en campagne électorale avec des stratégies différentes dans les trois provinces.

    Aux Loyauté, c’est Jacques Lalié qui tirera une liste d’ouverture puisque l’actuel président, Neko Hnepeune a décidé de se mettre en retrait.

    En province Sud, Roch Wamytan sera tête d’une liste unitaire dont on ne sait pas encore ce que sera exactement le périmètre.

    Avec Roby Courtot dans le nord

    En province Nord, Daniel Goa dirigera une liste distincte de celle de l’UNI, mais cependant ouverte puisque Roby Courtot, le maire de Pouembout, y figurera en bonne position. Celui qui se définit comme un Caldoche de cinquième génération, « qui n’a plus de famille connue en France » a décidé de « répondre à la main tendue des Kanak avec qui il vit et travaille ».

    Pas la moindre attaque au cours de ce rendez-vous public. Ni contre les loyalistes, ni contre les indépendantistes concurrents de l’UNI avec lesquels un pacte de non-agression a été conclu. Pas même une pique contre le Parti travailliste de Louis Kotra Uregei.

    Les responsables de l’UC ont délibérément choisi un ton mesuré pour exposer leurs ambitions. « Les élections du 12 mai sont une étape importante pour préparer 2020 en impulsant une politique de progrès social » annonce Gilbert Tyuienon. « Nous avons vu, le 4 novembre, que le monde kanak a voté à plus de 80 % en faveur de l’indépendance, et que de nombreux Calédoniens non-Kanak, se sont aussi rapprochés de notre démarche. Ce qui me conforte dans l’idée que, quoi qu’on en dise, l’indépendance est inéluctable. »

    « L’objectif fondamental, c’est le changement et la rénovation des institutions actuelles » renchérit Jacques Lalié.

    À l’UC, le choix a été fait de ne pas se défaire de la vieille garde. La génération des accords est toujours aux commandes. « Nous avons choisi de nous organiser en trois tiers » résume Pierre-Chanel Tutugoro. « Un tiers pour la génération des accords, un tiers pour gérer les institutions actuelles et un tiers pour préparer les futures institutions du nouvel Etat. »

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