Nouvelle Calédonie
  • ENTRETIEN AVEC Jacques Lalié, tête de liste Union calédonienne en province des Îles Loyauté
    Propos recueillis par Yann Mainguet | Crée le 12.04.2019 à 04h25 | Mis à jour le 12.04.2019 à 06h58
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    Jacques Lalié, tête de liste Union calédonienne en province des Îles Loyauté

    Les Nouvelles calédoniennes :

    Vous êtes tête de liste. Comment s’est opéré le choix ?

    Ce n’est pas une surprise, dans la mesure où l’actuel président (Néko Hnepeune, NDLR) a souhaité arrêter la partie gestion de la province. Mais il sera sur la liste. Pour démontrer que nous sommes bien dans le même projet.

    A quelle place figure Néko Hnepeune ?

    Il sera en septième position. Il est potentiellement éligible.

    Pendant des années, j’ai constitué une liste à part (UC Renouveau, Union nationale pour le renouveau, ou Union pour construire les Loyauté, NDLR), parce qu’on ne pouvait pas être deux « têtes de liste ». A partir du moment où Néko Hnepeune se retire, et que le maire de Lifou (Robert Xowie, NDLR) souhaite rester à la mairie, la décision a été de me proposer la place, par le comité local de Lifou. Ce sont les sections de base qui avancent les noms. Voilà comment j’ai été confirmé par un vote de 80 % lors d’un comité directeur de l’Union calédonienne. C’est important. J’ai la légitimité du mouvement de l’UC pour tirer la liste aux Îles. Liste dans laquelle on retrouve Isabelle Bearune, Mathias Waneux... C’est aussi une liste d’ouverture. On vise potentiellement dix élus, en raison des problèmes que vit le mariage LKS-Parti travailliste.

    Mais l’alliance LKS-Parti travailliste vous gêne-t-elle, au fond, dans votre stratégie ?

    Non, au contraire. On travaille pour le référendum de 2020. Lors du référendum du 4 novembre 2018, où Louis Kotra Uregei a prôné la non-participation, il y a eu 83 ou 84 % des personnes du monde kanak qui ont voté pour le « oui » à l’indépendance. Des militants du LKS indiquent qu’il est illogique de faire alliance avec quelqu’un qui ne sait pas s’il va voter en 2020. Par contre, ils auraient plutôt préféré être dans cette dynamique unitaire du « oui ».

    Cette position efface-t-elle toute possibilité de nouvelle association avec Basile Citré, président du LKS et actuel deuxième vice-président de la province des Loyauté, à la tête de l’institution ?

    Le LKS avec Basile Citré a choisi stratégiquement de préparer les élections municipales de Maré. Et donc d’avoir le soutien du Parti travailliste à Maré. C’est mon analyse.

    Comment s’organise concrètement la « démarche unitaire concertée » avec le Palika dans les Îles ?

    Chacun fait sa liste pour « ratisser large ». C’est le choix des structures. C’est aussi, pour nous, l’objectif de travailler de façon à ce qu’il n’y ait pas de représentation loyaliste, ce serait un retour en arrière.

    On a travaillé avec le Palika sur le bilan commun que nous nous sommes engagés à défendre. Nous avons une partie référendum et dossiers pays, puis chacun a son organisation pour le programme provincial. Le but est de se retrouver en partenariat à la fin pour gérer la province.

    Sur quels thèmes principaux s’appuiera votre campagne ?

    Après trois mandats, un bilan a été produit. Si nous sommes élus, nous allons essayer de corriger les points soulevés. Nous souhaitons aussi mener un travail de soutien à la jeunesse, c’est fondamental, un axe qui va se décliner en politiques publiques, qui compléteront celles à destination des femmes. Autres thèmes, le désenclavement, le partenariat pour l’habitat social, ou encore l’écoulement des produits des Îles.

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