Nouvelle Calédonie
  • | Crée le 13.05.2019 à 07h58 | Mis à jour le 13.05.2019 à 07h58
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    Rock Doui, Parti travailliste

    « Le boycott du 4 novembre nous dessert aujourd’hui »

    « On a essayé de faire le travail pour faire aboutir nos idées. Mais peut-être que les gens n’ont pas compris. Je crois aussi que la consigne pour le référendum du 4 novembre, c’est-à-dire le boycott, nous dessert aujourd’hui. On essaie de repartir sur de nouvelles bases, en expliquant que le contexte a changé, sauf qu’on voit bien qu’on a perdu des électeurs au parti. Nos scores sont a priori plus bas qu’en 2014. 

    Mais on est des militants de terrain, donc on continuera nos actions et nos projets. On aurait peut-être dû organiser notre campagne plus tôt également. Mais je n’ai pas de regrets, je prends les choses comme elles viennent et je ne suis pas découragé. Il faut être pragmatique. »


    Alcide Ponga, Agissons pour le Nord

    « Etre constructif dans les débats »

    « Notre liste a travaillé d’arrachepied. Ce résultat appelle désormais de la responsabilité pour la mandature à venir. Et donc d’être constructif dans les débats à l’assemblée et d’apporter notre pierre dans la vision du développement. Et, bien sûr, notre soutien aux projets portés par les indépendantistes et qui apportent un plus à la zone. Que ce soit Wilfrid Weiss, à Koumac, ou moi-même, à Kouaoua, on travaille déjà avec les indépendantistes dans nos communes et on le fera aussi bien au sein de la province. Sur le plan personnel, on est satisfaits d’obtenir trois sièges pour notre liste, au lieu d’un seul. 

    Sauf que le camp loyaliste perd globalement un siège dans le Nord puisque Calédonie ensemble disparaîtrait de cette assemblée. D’un autre côté, l’Uni monte en puissance. Il faudra bien analyser tout cela. »


    Axelle Normandon, MNIS Nord,

    « Ce n’est que le début »

    « On est à moins de 5 % des voix, mais en même temps, cela ne fait même pas un mois que l’on existe dans le Nord. Et le MNIS est un nouveau mouvement. 

    On parle d’une autre façon pour rapprocher les communautés. Notre vision défie les blocs, mais force est de constater que ces blocs se tiennent et résistent bien, malheureusement. Or, ces blocs ne sont pas bénéfiques au pays. Si on analyse les résultats globaux, on voit qu’il y a une peur des gens, notamment dans le Sud où ce vote très à droite en est la preuve. 

    C’est inquiétant. Alors que le MNIS prône beaucoup plus le dialogue. Notre projet pour le pays n’a pas encore touché. Mais ce n’est que le début. 

    Le MNIS est né après le référendum pour apporter une autre voix et on n’en restera pas là. »


    Nadège Faivre, deuxième sur la liste Uni Nord

    « C’est une performance »

    « C’est une performance d’entamer un cinquième mandat. Nous sommes très satisfaits car cela signifie que notre bilan est positif et que les populations nous renouvellent leur confiance. 

    L’Uni est confortée et d’une manière générale les indépendantistes obtiennent a priori un siège de plus dans le Nord. Cela montre que la démarche d’ouverture de notre président a fonctionné. On peut penser qu’il y a un électorat d’autres communautés que les Kanak que nous sommes allés chercher. On a donc une province quiconfirme son côté indépendantiste. Quant à la disparition de Calédonie ensemble, on n’a pas d’avis à donner si ce n’est qu’on ne l’aurait jamais imaginée. »


    Daniel Goa, UC-FLNKS

    « Une force de proposition, pas d’opposition »

    « Quand on regarde les chiffres, l’UNI a gagné 200 voix sur Poindimié par rapport à 2014. Nous, globalement, sur l’ensemble des communes, nous avons aussi progressé. Nous avançons dans la démarche d’indépendance. Une tranche de la jeunesse, surtout depuis le 4 novembre 2018, se mobilise. Bien que nous ayons fait deux listes séparées, les jeunes nous ont permis de progresser en nombre de voix. Nous avons toujours été une force de proposition. Nous avons tiré la sonnette d’alarme quand il le fallait. Nous avons accompagné quand il le fallait. Notre état d’esprit, c’est que nous avons un bilan partagé depuis ces trente ans, nous avons un état d’esprit FLNKS. C’est-à-dire que nous n’irons pas nous opposer à la politique menée par l’UNI, mais nous l’interpellerons lorsque nous l’estimerons nécessaire. Nous n’avons jamais été une force d’opposition, nous sommes une force de proposition, sinon ce serait la bagarre en permanence, dans le Nord cela ne sert à rien. »


    Gérard Poadja, Une province pour tous, Calédonie ensemble

    « La victoire d’une vidéo »

    « L’analyse que je tire de ces résultats, déjà, c’est qu’il s’agit d’un très bon résultat d’Agissons pour le Nord et je les en félicite. Il est 21 heures et on sait déjà qu’ils passent largement en tête devant Calédonie ensemble, notamment dans certaines communes comme Koumac. Je crois que c’est la victoire d’une vidéo postée contre nous au cours de ces derniers jours. Je ne ferai même pas de commentaire, mais je pense que cela a joué. Après, je dois reconnaître que l’autre liste loyaliste réunit de nombreux nouveaux en politique. On connaît leurs discours et la population fera sa propre analyse. Il y a encore les élections municipales, puis le référendum.

    On est toujours pour une éventuelle discussion avec les indépendantistes, c’est-à-dire un seul référendum mais sur un projet qui puisse nous unir, et non sur des référendums qui nous divisent. » 

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