Nouvelle Calédonie
  • | Crée le 03.01.2019 à 04h25 | Mis à jour le 03.01.2019 à 07h23
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    Le gel à la citronnelle n’a aucun effet répulsif sur les moustiques.Photo DR
    ARBOVIROSES. Alors qu’une épidémie de dengue compte déjà plus de 100 cas, les bons gestes s’imposent afin de freiner la prolifération de l’Aedes aegypti, et peut-être sauver des vies.

    Détruire les gîtes larvaires, s’appliquer du répulsif, consulter un médecin dès l’apparition des signes… Avec l’apparition chaque année d’épidémie d’arbovirose, les Calédoniens commencent à connaître la chanson. Le retour de la dengue de type 2 en Calédonie, où déjà plus de 100 cas ont été recensés en l’espace de deux mois, impose malgré tout une piqûre de rappel sur les gestes à adopter pour se protéger de l’Aedes aegypti. Plus actif en saison chaude, le vecteur a déjà fait deux victimes début 2018. Et pas moins de onze, l’année précédente.

    • Traquer les gîtes larvaires

    La femelle Aedes pond à chaque fois une centaine d’œufs qu’elle dépose à la surface de l’eau, ou sur les parois humides. Il leur suffit de 48 heures pour donner des larves, puis des nymphes à l’issue de 5 à 6 jours. 48 heures plus tard, ces dernières deviendront à leur tour des adultes. Soit un cycle de 8 à 12 jours. Cependant, les œufs peuvent survivre sous forme déshydratée durant plusieurs mois, et finir par éclore après leur remise à l’eau. D’où l’importance de détruire rigoureusement les gîtes larvaires. Récipients, encombrants, gouttières, soucoupes sous les pots de fleurs, boîtes de conserve, vases… Tout ce qui est susceptible de recueillir de l’eau de pluie, d’arrosage, de stockage à l’intérieur, et aux abords des habitations, est concerné.

    • Répulsifs sans modération

    Ils s’appliquent sur les parties découvertes du corps, certes, mais aussi sur les vêtements. Evitez d’en vaporiser cependant sur une blessure, une peau irritée, ou sur les muqueuses (la bouche ou les yeux). Attention d’ailleurs aux enfants, évitez leurs mains qu’ils risqueraient de porter à leurs yeux ou leur bouche.

    Si vous devez appliquer de la crème solaire, faites-le avant d’appliquer du répulsif, en attendant idéalement une vingtaine de minutes entre les deux applications. Enfin, pour qu’ils soient efficaces et sans danger, tenez compte des substances qui les composent.

    Selon l’OMS, il est recommandé d’utiliser un répulsif contenant l’une des substances actives suivantes : DEET, PMDRBO, IR3535, Icaridine. Mais attention, les concentrations à utiliser varient en fonction des tranches d’âge et de la population. Demandez conseil à votre pharmacien.

    • La dengue, une maladie à déclaration obligatoire

    Age, sexe, domicile, profession, lieu d’exercice de la profession, et éventuel lien avec la maladie (lieu de contamination, présence de moustiques infectés, notion de voyage récent ou d’antécédents d’arboviroses)… Précieuses, ces informations récoltées via les déclarations obligatoires permettent de connaître les foyers de diffusion, et d’engager efficacement des actions de lutte anti vectorielle.

    Transmises à la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales de Nouvelle-Calédonie (DASS-NC) ces données servent également à mieux connaître ces maladies, leurs différentes formes, et surtout les populations qu’elles touchent. L’objectif : surveiller leur évolution dans le temps pour améliorer la prévention, et la prise en charge médicale et sociale.

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