Nouvelle Calédonie
  • | Crée le 03.01.2019 à 04h25 | Mis à jour le 03.01.2019 à 04h25
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    Inhalée, la fibre d’amiante s’introduit dans les poumons jusqu’aux alvéoles pulmonaires. Crédit photo DR

    parution. Résultat des dernières « Matinées de la prévention » de l’année, proposées par la direction du Travail et de l’emploi (DTE), le 11 décembre, un guide des bonnes pratiques en présence d’amiante a vu le jour.

    Réalisé l’année dernière, avec les professionnels du secteur, ce document « pratico-pratique » doit permettre « d’avoir un langage commun », indique Philippe Di Maggio, chef du service prévention des risques professionnels à la DTE, et d’adopter les bons réflexes en termes d’identification, d’évaluation et d’analyse des risques et de prévention. Réalisé par des experts, cet ouvrage s’adresse notamment aux intervenants d’une opération de construction ou d’extraction (BTP, mine), et aux acteurs de la santé sécurité au travail. Présent dans certains matériaux utilisés dans l’industrie et le bâtiment, l’amiante se trouve aussi à l’état naturel dans les sols du Caillou (amiante environnemental).


    « Sensibiliser les entreprises, mais aussi les institutions »

    Ce matériau fibreux, issu de roches minérales, expose certaines tranches de la population comme les travailleurs (entreprises de désamiantage, de travaux publics, activités extractives…), à de sérieux risques de santé. Inhalée, la fibre d’amiante s’introduit dans les poumons, jusqu’aux alvéoles pulmonaires. Les pathologies qu’elle engendre, comme le cancer, peuvent se manifester plusieurs décennies après le début de l’exposition. Moins visible, il est du coup moins pris au sérieux.

    « La prévention à mettre en place a un coût qui n’est pas toujours prévu par les maîtres d’ouvrage. Notre rôle est de sensibiliser les entreprises, mais aussi les institutions. Au-delà des dispositifs réglementaires, on parle avant tout de la santé des gens », rappelle Philippe Di Maggio.

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