Nouvelle Calédonie
  • Philippe Frédière / philippe.frediere@lnc.nc | Crée le 12.07.2019 à 04h25 | Mis à jour le 12.07.2019 à 06h38
    Imprimer
    Le GDPL fournit des prestations de sous-traitance à l’usine de Vavouto. Photo Archives LNC
    SOCIAL. Le mouvement de protestation commencé mercredi s’est poursuivi hier à Koniambo. Le GDPL de la tribu de Oundjo réclame davantage de contrats de prestations.

    Hier, pour la deuxième journée consécutive, le GDPL Taa Maa Pwanefuk a perturbé l’activité de l’usine de Koniambo Nickel à Vavouto. Même motif que la veille. Ce groupement qui réunit une série de petites entreprises sous-traitantes de la tribu de Oundjo demande davantage de contrats de prestations (ménage, transport, entretien, etc). Mercredi, après avoir bloqué purement et simplement l’accès au site industriel, les protestataires (une vingtaine de personnes) ont assoupli dans la nuit leur position en organisant un barrage non plus bloquant, mais filtrant. En gros, les personnels pouvaient passer, mais pas les équipes dirigeantes. Des pourparlers ont eu lieu, ils auraient été plutôt constructifs concernant les différents contrats souhaités par les uns et les autres.

    Discussion sur les sanctions

    Là où les choses se sont moins bien passées, c’est à propos des sanctions. L’entrave à la liberté du travail est un délit et, à ce titre, la direction de l’usine prononce des suspensions d’accès à l’encontre des personnes qui bloquent l’entrée. Des véhicules ont été placés, un cadenas a été posé. L’entrave est donc avérée. Les personnes impliquées dans cette action ont donc été « débadgées », selon l’expression en usage.

    De telle sorte que la situation s’est à nouveau tendue. Hier, un groupe de manifestants était toujours positionné à l’entrée du site industriel, cette fois pour réclamer une levée des sanctions prononcées.

    Mais la direction ne semblait pas encline à fléchir sur cette position, ne voulant pas créer un précédent d’impunité envers des actions de blocage. On peut donc s’attendre à ce que l’activité de l’usine et la libre circulation à ses abords soient à nouveau perturbées aujourd’hui.

  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS