Pacifique
  • AFP | Crée le 15.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 15.06.2019 à 04h25
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    Le projet Carmichael divise les habitants et les partis politiques depuis plusieurs années, entre les partisans du développement économique et les défenseurs de l’environnement.Photo AFP

    Australie. Jeudi, le gouvernement du Queensland a donné son accord à des travaux relatifs au projet de mine de charbon Carmichael, conduit par le conglomérat indien Adani. Un projet qui pèse plus de 20 milliards de dollars australiens (12 milliards d’euros, 1 440 milliards de francs).

    Il est depuis son origine plombé par des problèmes judiciaires et réglementaires ainsi que par l’activisme d’organisations dénonçant son impact environnemental. Il accuse ainsi de nombreuses années de retard.

    Avec le feu vert obtenu jeudi, Adani espère débuter le chantier dans les prochains jours pour une durée évaluée à environ deux ans, mais il lui faudra encore décrocher d’autres approbations fédérales avant que ne puisse commencer l’extraction du charbon. L’entreprise pourrait en outre avoir plus de mal que prévu à réunir suffisamment de fonds dans un contexte défavorable : de nombreuses institutions financières refusent d’apporter leur aide à des programmes liés au charbon jugé trop polluant.

    Le projet, qui pourrait élever de 20 % les exportations australiennes de charbon, est source de divisions jusqu’au sein de la coalition conservatrice. La population du Queensland est également partagée, entre ceux qui y défendent ses retombées économiques et ceux qui s’inquiètent des conséquences environnementales.


    Le récif menacé

    Les écologistes font valoir que le charbon qui devrait être produit sur ce site - jusqu’à 60 millions de tonnes par an - contribuera au réchauffement climatique global qui dégrade la Grande Barrière. La matière première devra en outre transiter par un port proche du récif corallien.

    La Grande Barrière de corail, classée au Patrimoine mondial, est déjà menacée par les ruissellements agricoles, le développement et la prolifération des acanthasters, étoiles de mer dévoreuses de coraux. Elle vient aussi de subir plusieurs graves épisodes consécutifs de blanchissement imputés au réchauffement climatique.

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