Pacifique
  • AFP | Crée le 29.09.2018 à 04h25 | Mis à jour le 29.09.2018 à 04h25
    Imprimer
    « Le soutien du public est vraiment impressionnant. Les ventes repartent à la hausse », note Jim Ripepi, qui travaille pour les Distributeurs de fraises australiennes, une entreprise familiale.Photo AFP
    Australie.Le Premier ministrea dévoilé jeudide nouveaux engagements pour restaurer la confiance, alors que la psychose fait tache d'huileen Asie du Sud-Est.

    Depuis plusieurs semaines, l'île-continent vit dans l'angoisse de la découverte d'aiguilles et d'épingles dans des barquettes de fraises. Une situation qui crée la détresse des producteurs, la panique de certains consommateurs mais aussi une épidémie de canulars sur les réseaux sociaux. Le Premier ministre, Scott Morrison a annoncé jeudi un renforcement des contrôles sur les exportations de fraises pour rassurer les clients étrangers.


    Panique à Singapour

    Il a également présenté plusieurs mesures du gouvernement pour restaurer la confiance vis-à-vis des producteurs, comme le financement d’études sur des emballages qui empêcheraient ce type de dégradation, la mise en place de contrôles aux rayons X ou encore l’emballage sous film plastique des produits destinés à l’exportation.

    « Il y a aussi du travail à faire en matière de communication tout au long de la filière jusqu’à nos marchés internationaux », a déclaré le Premier ministre aux journalistes dans une ferme du Queensland, dans le nord-est du pays.

    Car la crise s’est exportée depuis que des aiguilles ont été retrouvées dans des fraises australiennes vendues en Nouvelle-Zélande, où les autorités ont décrété que chaque barquette devait être passée au crible.

    Et jeudi, le plus grand opérateur de chaînes de supermarchés à Singapour, NTUC FairPrice, a confirmé qu’il avait suspendu, « par mesure de précaution », ses importations de fraises d’Australie.

    NTUC FairPrice a indiqué que les ventes de fraises avaient chuté de 10 % depuis les premiers sabotages. « Nous continuons de suivre la situation de près, et nos protocoles en matière de sécurité alimentaire sont également en place pour le cas où nous devrions rappeler des produits », a indiqué un porte-parole du groupe.


    Vague de soutiens

    Depuis le 19 septembre pourtant, les exportateurs australiens doivent, pour obtenir un permis d’exportation, prouver que les cargaisons de fraises ne contiennent aucune pollution métallique. Mais la crise a également, en Australie, entraîné une énorme mobilisation des consommateurs pour soutenir les producteurs. Les grossistes ont annoncé la reprise des ventes grâce aux campagnes sur les réseaux sociaux.

    « Cela montre ce qui arrive en Australie : les habitants se rassemblent et répondent à l’appel à soutenir nos producteurs de fraises, a déclaré le Premier ministre. Quel que soit l’idiot qui a déclenché cela, sa bêtise a été totalement éclipsée par la bonne nature des Australiens qui se sont levés pour nos producteurs de fraises. »

  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS