Pacifique
  • AFP | Crée le 20.10.2018 à 04h25 | Mis à jour le 20.10.2018 à 04h25
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    Société. Les parlementaires du Queensland ont voté la légalisation de l’avortement à l’issue d’une campagne qui a duré un demi-siècle. Le Parlement de l’Etat le plus conservateur d’Australie a voté mercredi soir par 50 voix contre 41 le texte qui autorise les femmes à avorter jusqu’à 22 semaines de grossesse, et au-delà de ce délai avec l’autorisation d’un médecin.

    La loi instaure également un périmètre de 150 mètres autour des cliniques pratiquant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), appelé « zone de sécurité d’accès » et où les manifestations de protestation sont interdites. Les médecins refusant de pratiquer l’IVG sont tenus de diriger les femmes vers un autre praticien.

    Les défenseurs de l’avortement militent depuis les années 1970 pour abolir une loi de 1899, durant l’ère coloniale britannique, qui pénalisait l’avortement considéré comme « une offense à la moralité ». Les femmes se faisant avorter étaient toutefois rarement poursuivies.

    Le gouvernement du Queensland est dirigé par deux femmes, la Première ministre travailliste Annastacia Palaszczuk, et son adjointe Jackie Trad, qui militent depuis longtemps pour la légalisation de l’IVG.


    Toujours Interdit en Nouvelle-Galles du Sud

    La principale formation de l’opposition conservatrice, le Parti libéral national (PLN), est également dirigée par une femme, Deb Frecklington. Sa ligne officielle reste l’opposition à l’avortement mais Mme Frecklington avait autorisé les parlementaires à voter en leur âme et conscience.

    Désormais, la Nouvelle-Galles du Sud, l’Etat le plus peuplé d’Australie, est le seul territoire où l’avortement reste illégal bien que la loi soit rarement appliquée. Toutefois, les femmes subissant des IVG dans cet Etat ainsi que les médecins qui les opèrent risquent toujours des poursuites pénales.

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