Pacifique
  • AFP | Crée le 09.02.2019 à 04h25 | Mis à jour le 09.02.2019 à 04h25
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    La taille de l’avion mis en service en 2007 est son talon d’Achillecar elle dissuade les potentielles compagnies clientes.Photo AFP
    Australie.La compagnie aérienne a annoncé jeudi qu’elle ne se ferait pas livrer huit Airbus A380 qu’elle avait commandés en 2006.

    «Après des discussions avec Airbus, Qantas a formalisé sa décision de ne pas prendre les huit A380 additionnels qui avaient été commandés en 2006 », a indiqué un porte-parole de la compagnie. « Ces avions n’entrent plus dans les plans de la compagnie », a-t-il ajouté en précisant qu’elle se concentrera sur la modernisation des 12 Super Jumbo qu’elle possède déjà. Bien que largement attendue, cette décision n’en constitue pas moins un nouveau revers pour le programme de l’A380. Airbus avait réduit l’an passé la cadence de production de l’A380 en raison de la faiblesse des ventes de l’appareil. L’avionneur est ainsi passé à un exemplaire par mois en 2018 contre 27 au total en 2015. Plus grand qu’un Boeing 747, l’A380 peut transporter 575 passagers, voire 850 en capacité maximum et stocker 320 000 litres de carburant, pesant jusqu’à 578 tonnes au décollage au total. Il peut effectuer 15 200 km. Qantas fut, en 2001, la première compagnie à signer une commande ferme d’A380, et ce pour douze appareils. En dépit d’importants retards de production de l’avion, la compagnie australienne avait renouvelé sa confiance à Airbus en 2006 en commandant huit autres A380. Elle doit recevoir cette année six Boeing Dreamliners et continuera de faire voler ses A380.

    « Qantas reste engagé dans une importante modernisation de ses A380, qui débute au milieu de l’année 2019 et qui nous permettra de continuer à utiliser l’appareil à l’avenir », a indiqué le porte-parole.

    En novembre 2010, un A380 de Qantas avec à son bord 433 passagers et 26 membres d’équipage avait été contraint à un atterrissage d’urgence à Singapour, peu après son décollage, en raison d’une avarie sur la partie arrière d’un de ses quatre moteurs. Rolls-Royce, le constructeur des moteurs, avait, par la suite, reconnu son entière responsabilité dans cette avarie.

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