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  • AFP | Crée le 19.12.2025 à 10h05 | Mis à jour le 19.12.2025 à 10h15
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    Une affiche représentant Matilda, 10 ans, tuée lors de la fusillade du 14 décembre à Bondi Beach, est accrochée à côté des drapeaux australien et israélien sur la porte du Bondi Pavilion, à Sydney, le 18 décembre 2025. Photo AFP / David Gray
    Le Premier ministre australien, Anthony Albanese a promis des sanctions plus sévères contre l’extrémisme après l’attentat de Sydney dont les obsèques de la plus jeune victime, âgée de 10 ans, ont eu lieu jeudi 18 décembre.

    Sajid Akram et son fils Naveed Akram sont accusés d’avoir tué dimanche quinze personnes participant à une fête juive sur la plage de Bondi, un acte motivé par l’idéologie du groupe jihadiste État islamique, selon le Premier ministre australien, Anthony Albanese. Le Premier ministre a annoncé jeudi 18 décembre une série de mesures pour bannir "l’antisémitisme de notre société". "Il est clair que nous devons faire plus pour combattre ce fléau néfaste, beaucoup plus", a-t-il déclaré aux journalistes.

    Plus tard jeudi, la police australienne a déclaré avoir intercepté deux voitures à Sydney après avoir reçu un signalement selon lequel "un acte violent était peut-être en préparation". "Pour l’heure, […] aucun lien avec l’enquête policière en cours sur l’attaque terroriste de Bondi" n’a été établi, selon la police de l’État de Nouvelle Galles du Sud dans un communiqué.

    "Souvenez-vous de son nom"

    Au centre funéraire de Chevra Kadisha à Sydney, une foule vêtue de noir s’est pressée jeudi matin pour dire adieu à Matilda, petite fille de 10 ans, morte à l’hôpital des suites de l’attaque. Certains portaient des bouquets de lys, d’autres des ballons pour rendre hommage à l’enfant, décrite comme "un rayon de soleil" dans un message de son école lu par un rabbin. La famille de Matilda, qui a demandé aux médias de ne pas publier son nom de famille, avait quitté l’Ukraine pour s’installer en Australie dans les années 2010. "Je n’aurais jamais imaginé que je perdrais ma fille ici. C’est juste un cauchemar", a déclaré sa mère, Valentyna, aux journalistes avant les funérailles.

    Son père, Michael, a indiqué avoir choisi le prénom de l’enfant en référence à la chanson populaire "Waltzing Matilda", devenue un hymne national alternatif dans le pays. "Nous sommes arrivés ici d’Ukraine, et Matilda a été notre première née ici en Australie", a-t-il dit plus tôt cette semaine. "Et j’ai pensé que Matilda était le prénom le plus australien qui puisse exister. Alors souvenez-vous. Souvenez-vous de son nom." "J’étais avec elle quand elle a été blessée. Je me souviens du regard dans ses yeux", a témoigné Matan Atzmon, un homme de 40 ans, auprès de l’AFP. "Ça ne me quitte pas." La tante de Matilda avait indiqué sur la chaîne de télévision Channel Seven que la sœur cadette de la fillette, âgée de 6 ans, avait aussi été témoin de l’attaque.

    Le gouvernement critiqué

    Des membres de la communauté juive d’Australie ont multiplié les critiques contre le gouvernement cette semaine, estimant que leur cri d’alarme face à la montée de l’antisémitisme depuis le 7-Octobre n’avait pas été entendu. Le Premier ministre australien a dévoilé jeudi de nouvelles mesures pour lutter contre le discours d’incitation à la haine de certains prédicateurs et la possibilité d’annuler les visas des personnes partageant ce discours. L’Australie va notamment mettre en place une liste d’organisations dont les dirigeants se sont livrés à l’incitation à la haine.

    Selon la chaîne publique australienne ABC, Naveed Akram, âgé de 24 ans, était adepte d’un prédicateur jihadiste basé à Sydney. La police a inculpé mercredi l’assaillant pour terrorisme et 15 meurtres. Grièvement blessé par la police pendant la fusillade, il est, selon les médias locaux, sorti du coma mardi soir. Son père, âgé de 50 ans, avec lequel il a mené l’assaut, Sajid Akram, a été abattu lors de l’attaque. La police australienne enquête pour déterminer si les deux individus ont rencontré des extrémistes islamistes lors d’un voyage aux Philippines quelques semaines avant l’attentat. Le personnel de l’hôtel de Davao City où ils ont séjourné a déclaré que les deux hommes avaient à peine quitté leurs chambres pendant leur séjour de près d’un mois, dans la région de Mindanao (sud) où se trouvent des foyers d’insurrection islamiste. "Ils n’étaient pas sociables comme les autres étrangers, qui d'habitude discutent avec moi", a déclaré à l’AFP Angelica Ytang, réceptionniste de nuit de l’hôtel. Les autorités philippines ont indiqué qu’il n’y avait aucune preuve que le pays soit utilisé pour un "entraînement terroriste".

    Après l’attaque, Anthony Albanese s’est engagé à mettre en œuvre un contrôle plus strict des armes à feu. L’assaillant le plus âgé possédait six armes dûment enregistrées.

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