Pacifique
  • | Crée le 24.11.2018 à 04h25 | Mis à jour le 24.11.2018 à 04h25
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    Les bars à kava se multiplient aux Etats-Unis. Le Vanuatu voudrait exporter en Europe.Photo AFP

    Vanuatu. Pour exporter davantage de kava, le Vanuatu souhaite s’engager dans une démarche de qualité et adopter les normes alimentaires prescrites par l’Organisation mondiale de la santé et par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Vincent Lebot, scientifique et expert du kava au Vanuatu, explique que le respect de ces normes protégera la réputation du kava local.

    L’Europe et l’Australie ont interdit l’importation du kava. Une décision, selon M. Lebot, due à un malentendu sur la nature et la culture de ce produit local.

    En 2003, des gélules contenant des extraits de kava avaient été considérées comme des stupéfiants. « Mais avec ces normes internationales, nous voulons proposer aux producteurs locaux un cahier des charges précis. Nous disposerons ainsi de bases solides pour développer ce secteur économique et commercialiser une boisson traditionnelle reconnue comme saine », a-t-il déclaré.

    Cette charte de qualité pourra s’apparenter à un label ou une appellation d’origine contrôlée, comme c’est l’usage en Europe. Un dispositif déjà employé pour le thé Darjeeling, le Blue Mountain Coffee ou le Scottish Whiskey et le kiwi de Nouvelle- Zélande, explique M. Lebot.

    Le kava, aujourd’hui vendu à l’international, est surtout produit aux Fidji qui exportent majoritairement aux Etats-Unis.

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