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    Nouvelle Calédonie
  • Philippe Frédière | Crée le 21.02.2018 à 04h25 | Mis à jour le 21.02.2018 à 11h44
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    En matière d’insécurité, Manuel Valls a pris la défense de Thierry Lataste et mis en garde les partis qui jouaient sur la peur et invoquaient le manque d’action de l’État. Photos Julien Cinier
    POLITIQUE. L’ex-Premier ministre et le député Les Républicains Christian Jacob ont souhaité publiquement que la Calédonie reste française, tout en précisant qu’elle garderait son droit à l’autodétermination.

    C’est comme si Pierre Frogier avait cessé de prêcher dans le désert. Hier soir devant un large public rassemblé dans l’hémicycle du Congrès, à Nouméa, Manuel Valls et Christian Jacob, respectivement président et rapporteur de la mission parlementaire sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, sont sortis de leur réserve.

    L’ancien Premier ministre de François Hollande, devenu député de la majorité présidentielle, a dit et répété qu’il regrettait qu’un troisième accord n’ait pas pu être trouvé entre indépendantistes et non-indépendantistes. Il a aussi redit sa préférence pour une Calédonie qui ferait le choix de rester dans la France. Il a enfin souhaité que le Premier ministre et le président de la République s’expriment à leur tour sur la position de l’État quant au destin de la Nouvelle-Calédonie.

    Ce qui a bien sûr fait grincer quelques dents dans les rangs indépendantistes, lesquels étaient plutôt minoritaires dans l’assistance.

    Mise en garde

    Député Les Républicains, Christian Jacob a tenu assez logiquement les mêmes propos au fil des questions qui étaient posées à l’un ou à l’autre, parfois aux deux.

    Manuel Valls est même allé jusqu’à mettre en garde les acteurs du débat public local sur le risque à utiliser le concept de peuple calédonien. « Il y a un peuple kanak, il y a le peuple français, il y a une citoyenneté calédonienne. Attention, ici plus qu’ailleurs, les mots peuvent être piégeux. »

    Sur l’attitude que doit avoir l’État dans les prochains mois, la position est tranchée. « L’État doit être neutre et impartial dans la préparation du référendum. Il doit assurer la transparence et la sincérité du scrutin. Mais nous pensons qu’il doit apporter dans les semaines qui viennent, et avant le référendum, son propre éclairage sur ce que sont ses préférences. »

     

    Demande de France

    Sur ce thème, Manuel Valls a fait valoir que dans peu de temps, du fait du Brexit et du départ de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, la France resterait le seul représentant de l’Europe dans le Pacifique. Une présence souhaitée par l’Australie et par la Nouvelle-Zélande.

    L’éclairage, du point de vue de Christian Jacob, c’est aussi expliquer les conséquences des choix qui vont se poser aux Calédoniens. « On ne peut pas avoir l’indépendance et le financement de la France. Si la Calédonie devient un État, différents traités de coopération pourront être envisagés. Mais ça ne correspondra pas aux engagements actuels et au soutien actuel. » Remarque à rapprocher de celle de Manuel Valls. « Lorsque j’étais Premier ministre, j’ai eu des gestes forts pour sauver les trois usines métallurgiques calédoniennes. »

    Manuel Valls a également fait remarquer qu’à l’approche du référendum, les demandes des Calédoniens envers l’État allaient crescendo. « On demande à l’État de faire en sorte que le scrutin se passe au mieux, à l’État d’assurer la paix avant et après le référendum, à l’État de traiter avec le gouvernement calédonien des problèmes d’économie, les problèmes sociaux, les problèmes d’exclusion et d’insécurité. Tout cela, je le vois comme une demande de France. »

    Manuel Valls et les membres de sa mission ont nuancé ces propos en répétant que la Nouvelle-Calédonie conserverait son droit à l’autodétermination par-delà la période des trois référendums prévus par l’accord de Nouméa.

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