- Charlie René / Radio1 Tahiti | Crée le 11.04.2026 à 14h51 | Mis à jour le 11.04.2026 à 14h53ImprimerUn nouveau groupe a été constitué au sein de l’assemblée de Polynésie française par quinze élus démissionnaires du Tavini, principal parti indépendantiste. Photo Radio1 TahitiMalgré la scission au sein du Tavini et la constitution d’un nouveau groupe à l'assemblée par 15 élus démissionnaires, le 7 avril, le président du gouvernement polynésien devrait rester en place jusqu’à la fin de son mandat et les prochaines élections territoriales de 2028. Les explications de notre partenaire Radio1 Tahiti.
Alors que le Tavini, parti indépendantiste polynésien frappé par les divisions depuis sa débâcle aux municipales, s’était promis " d’agir " jeudi 9 avril, et que des rumeurs annonçaient le dépôt d’une motion de défiance ou même une démission collective d’élus pour provoquer de nouvelles territoriales, l’ouverture de la session administrative de l’assemblée a confirmé la stabilité du gouvernement de Moetai Brotherson.
C’est le vice-président du parti, Tony Géros, qui a pris soin de couper court aux rumeurs de motion ou de démission dans la foulée des discours d’ouverture de la session. Il n’y a pas eu de motion depuis le début de la mandature, et il n’y en aura pas "ni demain ni après-demain, jusqu’à la fin, jusqu’en 2028", insiste-t-il. "Parce qu’on part du principe que lorsqu’on s’impose dans une institution, il faut assumer jusqu’où bout, quelles que soient les circonstances. On demande au président du pays d’assumer sa charge de président jusqu’en 2028."
Deux ans, "ça risque d’être long", souffle-t-on côté autonomiste, au vu des relations déjà difficiles entre Moetai Brotherson et la partie de l’ex-majorité toujours fidèle au Tavini. Celles-ci ne risquent pas d’être réchauffées par la construction du nouveau parti A Fano Ti’a, fondé par quinze démissionnaires du Tavini le 7 avril et dont le chef du gouvernement devrait prendre la tête.
"Objectif commun d’accession à la pleine souveraineté"
L’exécutif pourra-t-il faire passer ses textes malgré cette majorité fracturée ? Tony Géros, qui a demandé au gouvernement de prendre en compte les propositions formulées transmises par l’assemblée après ses colloques sur la vie chère, le foncier ou l’énergie, explique que le groupe bleu ciel se montrera plus "vigilant", mais ne jouera pas l’obstruction. "On est là pour faire valoir les intérêts de la population. Donc à partir du moment où les projets de loi de pays ou de délibération qui nous sont présentés vont dans le sens de l’intérêt général, on va soutenir", explique le président de l’assemblée, qui précise tout de même que le Tavini doit réunir dans les semaines à venir un congrès pour "discuter de la situation".
Si certains veulent saboter l’action du gouvernement, je ne peux pas les empêcher de le faire
Quelques salles plus loin, Moetai Brotherson estime lui aussi que l’action du gouvernement pourra se poursuivre. "Les deux groupes sont indépendantistes il ne faut pas l’oublier, les deux groupes ont fait la même campagne en 2023, à part ceux qui n’ont pas lu le programme et on a en commun cet objectif d’accession à la pleine souveraineté, à l’indépendance, rappelle le président polynésien. Après, si certains veulent faire de l’anti-jeu et saboter l’action du gouvernement, je ne peux pas les empêcher de le faire."
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