fbpx
    Nouvelle Calédonie
  • Anne-Claire Pophillat | Crée le 29.08.2026 à 18h46 | Mis à jour le 29.08.2026 à 18h47
    Imprimer
    Richard Poarairiwa, le nouveau président du Sénat coutumier, lors de son discours prononcé ce samedi 29 août après-midi, dans le cadre de la cérémonie de passation coutumière. Photo Anne-Claire Pophillat
    Le Sénat coutumier a changé de président, ce samedi 29 août, lors du 26e Congrès du pays kanak. La cérémonie de passation coutumière s’est déroulée cet après-midi. Ludovic Boula, de l’aire Drehu, a laissé sa place à Richard Poarairiwa, de l’aire Paicî-Cèmuhi, qui a insisté, dans son discours, sur la nécessité pour l’institution de "prendre sa part" dans ce "tournant de notre histoire".

    La cérémonie de passation coutumière, ce samedi après-midi, entre l’ancien président du Sénat coutumier, Ludovic Boula, de l’aire Drehu, et le nouveau, Richard Poarairiwa, de l’aire Paicî-Cèmuhi, a clos les deux jours du 26e Congrès du pays kanak, qui s’est ouvert le vendredi 28 août.

    Ce rendez-vous annuel des autorités et institutions coutumières est l’occasion de faire le point sur les enjeux à venir. Lors de la rencontre, plusieurs ateliers ont permis aux participants de réfléchir sur la modernisation et l’avenir des institutions coutumières ; la prévention, la cohésion sociale et la résolution des conflits ; la jeunesse kanak et, enfin, le développement économique, social et environnemental des huit aires coutumières.

    Des thématiques présentes dans le discours de Richard Poarairiwa, qui n’a pas manqué d’évoquer le contexte en Nouvelle-Calédonie. "Nous sommes à un moment de vérité et à un tournant de notre histoire", évoquant "les crises économique et sociale", "les mutations du monde contemporain", "les défis climatiques et environnementaux", "les fractures qui traversent notre société et la perte de certains repères". Une période "d’incertitudes", dont le Sénat "ne peut rester en retrait", et à laquelle l’institution doit "prendre toute sa part".


    Ludovic Boula, ancien président du Sénat coutumier, a été lors de sa désignation à 33 ans, l’an dernier, le plus jeune représentant de l’institution. Photo Anne-Claire Pophillat

    Alors qu’il est régulièrement question de l’évolution de la coutume, le nouveau président a rappelé qu’elle n’était pas "un héritage figé", ni "un ensemble de règles immuables", mais "une relation entre les êtres humains", un "lien profond à la terre, aux ancêtres", et ce qui doit permettre "d’entrer dans la modernité, sans renier ce que nous sommes".

    "Bâtir une case commune"

    Richard Poarairiwa souhaite ainsi que le droit coutumier et l’identité kanak consolident leur place au sein des institutions, et incite à poursuivre avec l’ensemble de la population pour créer un avenir commun. "Car le socle de notre société, c’est la case. Et dans la case, chaque poteau a sa place."


    Parmi les officiels présents lors de la cérémonie de passation coutumière au Sénat coutumier ce samedi 29 août, le haut-commissaire, Jacques Billant, qui est venu saluer Richard Poarairiwa. Photo Anne-Claire Pophillat

    Pour se faire, affirme le représentant de l’aire Paicî-Cèmuhi, "la reconnaissance pleine et entière de la vision et des droits du peuple premier constituent une condition indispensable à toute solution politique durable". La priorité est de "concilier la vision occidentale et la nôtre", et pour cela, "il faut que les autres nous reconnaissent aussi, comme on les a reconnus en 1983". Car ce rapprochement est nécessaire pour avancer ensemble dans la constitution d’un pays, considère Richard Poarairiwa, citant Jean-Marie Tjibaou et sa célèbre formule sur le pari de l’intelligence. Parallèlement, le Sénat est prêt à participer à "la construction de l’avenir" et se dit "ouvert à l’ensemble des communautés qui vivent sur cette terre", afin de "bâtir une case commune dans laquelle chacun trouvera sa place". 


    La cérémonie s’est poursuivie avec une danse de la tribu de Bayes, de Poindimié. Photo Anne-Claire Pophillat

    Dans son discours, le responsable a également eu un mot pour la jeunesse et les violences faites aux femmes, contre lesquelles "il faut passer à l’action" et "faire le nécessaire pour pouvoir y remédier sans plus tarder".

    Richard Poarairiwa a indiqué l’importance de travailler avec toutes les institutions, Nouvelle-Calédonie et État, toujours "dans le cadre de l’accord de Nouméa".


    Après les discours, place aux danses. Photo Anne-Claire Pophillat


    La cérémonie s’est achevée par un pilou. Photo Anne-Claire Pophillat

    MERCI DE VOUS IDENTIFIER
    X

    Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

    J'AI DÉJA UN COMPTE
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    JE N'AI PAS DE COMPTE

    Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
    Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement.
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS