Sports
  • AFP | Crée le 12.07.2019 à 04h25 | Mis à jour le 12.07.2019 à 09h22
    Imprimer
    Le Slovaque, rock star du peloton, s’est adjugé la 5e étape, dans la nuit de mercredi à jeudi, en terre alsacienne. Photo AFP
    CYCLISME. Maladie, vie privée et maillot vert... Trois choses à savoir sur le Slovaque Peter Sagan, vainqueur de la 5e étape du Tour de France dans la nuit de mercredi à jeudi, à Colmar.

    Il sort d’une période quasi-blanche

    A 29 ans, le coureur de l’équipe Bora vivait la pire saison de sa carrière chez les pros, avec seulement trois victoires (mais aucune classique) avant d’arriver sur le Tour. La faute à une maladie gastrique qui a ruiné son printemps. « J’ai eu beaucoup de problèmes avec mon corps ces derniers mois. Parfois, une année est bonne et la suivante est pire, voire mauvaise. Un jour ça allait, le lendemain ça n’allait pas », a-t-il décrit après l’arrivée à Colmar.

    « Mon corps ne récupère pas toujours. Après Tirreno-Adriatico, c’était vraiment dur. J’ai pris une période de repos après les classiques, j’ai pu récupérer. J’ai suivi la même préparation que d’habitude avant le Tour, et maintenant je suis là », a ajouté celui qui compte désormais 113 victoires à son palmarès. Il a toujours remporté au moins cinq succès par saison depuis 2010.

    Sa vie privée est mouvementée

    Le triple champion du monde sur route vit une année d’autant plus compliquée qu’il a divorcé voici quelques mois. Interrogé sur son entourage après sa victoire, le Slovaque a indiqué qu’il s’était rapproché de son père, à la joie démonstrative à l’arrivée à Colmar : « C’est lui que je vois beaucoup, il vient souvent sur les courses. »

    En ce qui concerne ses amitiés dans le peloton, le maillot vert, qui parle couramment l’italien, a indiqué qu’il avait de « très bonnes relations avec Elia Viviani », mais aussi avec le Colombien Fernando Gaviria et ses équipiers transalpins chez Bora, Daniel Oss et Oscar Gatto.

    Il empile les jours en vert

    Sagan, qui espère ramener à Paris le maillot vert du classement par points pour la septième fois, record absolu, a passé la nuit dernière une 109e journée en vert sur le Tour.

    Un nombre qui interpelle car il est à deux unités du record du nombre de maillots jaunes, détenu par Eddy Merckx. « Mais il y a une grande différence entre les deux », a tempéré Sagan. « Je me fiche un peu des maillots que je porte, ce sont juste des couleurs, je n’y attache pas beaucoup d’importance », a ajouté celui qui a pourtant porté les plus beaux maillots du peloton en plus du vert : le blanc, le jaune (en 2016 et 2018), celui de champion de Slovaquie... et surtout l’arc-en-ciel, celui du champion du monde, décroché successivement à Richmond (Etats-Unis, 2015), Doha (Qatar, 2016) et Bergen (Norvège, 2017).

    Il compte d’ailleurs bien garder ce maillot vert, même s’il dit « ne pas y penser » et prendre « jour après jour ». « Si je peux maintenir un écart avec Viviani, c’est bien. Mais il n’est pas le seul rival, il y a aussi Michael Matthews et Wout Van Aert. »

    12e victoire sur le Tour

    À l’arrivée de cette étape de moyenne montagne de 175,5 kilomètres, la première dans le massif des Vosges, c’est un peloton de quelque 80 coureurs, privé des purs sprinteurs, qui s’est disputé la victoire. Au profit de l’inévitable Sagan, très nettement devant le Belge Wout Van Aert et l’Italien Matteo Trentin sur la ligne. Même si Van Aert, parti trop tard, s’est montré cette fois le plus véloce (68,3 km/h) dans le sprint. Julian Alaphilippe, lui, a réussi à conserver son maillot jaune.

  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS