Sud
  • De notre correspondante, Nadège Bège | Crée le 02.07.2019 à 04h25 | Mis à jour le 02.07.2019 à 08h51
    Imprimer
    Bernard Suprin a partagé avec les élèves de l’atelier « Allons à la découverte de la culture kanak » ses connaissances sur le pouvoir des plantes. Photo N.B.
    BOURAIL. Les responsables de l’atelier « Allons à la découverte de la culture kanak » du collège Djiet ont convié Bernard Suprin la semaine dernière. Le botaniste a animé une séance de travail sur le pouvoir des plantes.

    Accueil chaleureux pour Bernard Suprin, mercredi dernier, au collège Louis-Léopold-Djiet. Après avoir salué Brigitte Hainaut, la principale, et Jeanny Bège, responsable de la vie scolaire et organisateur de cette journée, le botaniste est allé ensuite à la rencontre des élèves de l’atelier « Allons à la découverte de la culture Kanak ». Les présentations achevées, Marelia Boawe, une des deux animatrices de cet atelier, a proposé à Bernard Suprin de faire découvrir aux collégiens les différentes vertus des plantes « sauvages » qui se trouvent autour de l'établissement.

    A peine sorti de la salle, le botaniste se penche et arrache une touffe d’herbes, et les informations fusent. « Si un jour vous avez mal au ventre, ou si vous avez la gastro, voici ce qu’il vous faut », lance-t-il. Avant de dévoiler les vertus de la plante à diarrhées qui pousse un peu partout. La visite reprend. Nouvel arrêt pour présenter les bienfaits du « piquant noir ». Le botaniste en profite pour montrer aux jeunes, démonstration à l’appui, comment réaliser un herbier.

    Un peu plus loin, les élèves de l’atelier, rejoints par leurs camarades de la section horticole de la section d’enseignement général et adapté Segpa, découvrent l’épidium. « Vous pouvez le mâcher. Qui veut goûter ? », interroge, Bernard Suprin. Les « testeurs » restent sans voix. « Ça pique un peu et au niveau goût on dirait du cresson », lance Lucas. Le laiteron, ancêtre de la salade, n’a plus de secret non plus pour les jeunes tout comme les feuilles du papayer, d’oxalis. Le tour du propriétaire terminé, les collégiens ont regagné la salle de cours. En s’appuyant sur un diaporama, le botaniste achève de présenter les plantes qui ont un intérêt pour la santé. L’assemblée est captivée. Les questions fusent. « Mangez sain. Pour ce faire, consommer en priorité les plantes qui poussent à l’état sauvage, tout autour de vos jardins, sur vos propriétés. Celles-là ne contiennent pas de pesticides », recommande le botaniste autodidacte.

    Rendez-vous au centre Tjibaou

    Avant de laisser repartir l’intervenant, le responsable de la vie scolaire lui explique la finalité de l’atelier « Allons à la découverte de la culture et des valeurs du peuple kanak ». « Cette année, dans le cadre de cet atelier, nous travaillons sur les plantes médicinales mais aussi sur celles qui sont comestibles ». Et de conclure : « En plus de l’herbier, il est prévu qu’on mette en place, au collège, un jardin de plantes médicinales, aromatiques et comestibles ». Il a été proposé au botaniste de devenir le parrain de ce futur jardin.

    « Lors de la deuxième édition de la Fête de l’école calédonienne, le 14 septembre au centre Tjibaou, l’atelier présentera le travail des collégiens et proposera aux visiteurs des infusions de plantes ayant un impact positif pour la santé », a dévoilé en avant-première, Marelia Boawe.

  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS