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  • De notre correspondante,K.P. | Crée le 26.05.2018 à 04h25 | Mis à jour le 26.05.2018 à 04h25
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    La première fouille officielle de la corvette, en 1975, a été menée par le lieutenant de vaisseau Patrick Banuls.Photo Banuls P. Archives personnelles
    Île des Pins. Le navire de guerre naufragé au large des côtes de Kunié en 1855 refait parler de lui. Une mission de recherches sous-marines sera menée en juillet par l’association Arkéotopia, de Paris, en association avec Fortunes de mer calédoniennes.

    La corvette en bois l’Aventure n’a pas finie d’alimenter les discussions. « Ce bâtiment de la flotte de Napoléon III, de 43 mètres de long, a fait naufrage la nuit du 28 avril 1855 sur un récif du nord-est de l’île des Pins, sur le secteur de la tribu de Wapan. Ses 255 membres d’équipage ont tous survécu, une partie du matériel de bord a été récupérée et un campement de fortune s’installera sur la plage de Oupé. Ces informations sont mentionnées dans les rapports de l’époque du commandant de vaisseau Du Bouzet », relate Stéphane Pannoux, historienne et maître de conférences honoraire de l’association In memoriam.

    La première fouille officielle sur l’épave est lancée en 1975 durant quatre jours par la Marine nationale, avec le lieutenant de vaisseau Banuls, à bord du patrouilleur la Dunkerquoise.

    Si l’épave de l’Aventure était connue de la population locale et des férus d’histoire, elle n’avait cependant jamais encore été « inventée ». L’« inventeur » d’une épave a en effet le droit de la fouiller avec une autorisation. Patrick Banuls est donc devenu l’inventeur de l’épave l’Aventure le 7 juillet 1975. Paul Kombouaré, un habitant de la tribu de Wapan, a indiqué l’endroit du naufrage, à partir de la tradition orale.


    Finaliser les recherches de 1975

    « Cette fouille fera l’objet d’un rapport, mais pas d’une publication », relève Chris Angibous-Esnault, qui a créé en 2007 l’association Arkéotopia avec Jean-Olivier Gransard-Desmond. « Nous décidons alors de lancer Arkéotopia dans la publication de ce rapport, dans un état des lieux des connaissances de l’épave quarante ans après, et dans la localisation des lieux de bivouac des rescapés. Il s’agit de finaliser les recherches de 1975. D’abord à partir des documents inédits fournis par Patrick Banuls. Notre travail d’étude scientifique a démarré en 2014. »

    Une mission de prospection est programmée mi-juillet avec l’association Fortunes de mer calédoniennes. « Pour aider la mission, nous avons créé une campagne de crowdfunding qui est soutenu par l’association In Memoriam », dévoile la chargée de communication d’Arkéotopia. « Nous avons le plus gros du matériel pour la prospection archéologique subaquatique et terrestre. Il nous manque 1 000 euros à financer pour le transport de l’aspirateur à sédiments, c’est-à-dire la location d’un bateau d’acheminement. Si la collecte est dépassée, le surplus servira à financer le matériel de communication en images et en vidéo, notamment un drone. »

    La contribution a finalement dépasser l’objectif de 1 000 euros, mais il encore possible d’y contribuer pendant une semaine.

    Savoir +

    Il est possible de soutenir le projet par un don en ligne sur le site www.dartagnans.fr (projet Retrouver l’épave l’Aventure).Pour suivre cette expédition, consultez les sites www.arkeotopia.org ouhttp://museemaritime.nc/fortunesdemer
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