Sud
  • De notre correspondant, Edmond Jarzabek | Crée le 02.04.2019 à 04h25 | Mis à jour le 02.04.2019 à 08h47
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    Animée par Bastien Preuss, cette conférence entre dans le cadre de l’exposition photos installée au centre socioculturel. Photo E.J.
    LA FOA. Une conférence-débat a eu lieu au centre socioculturel Francis-Rossi sur le réseau d’observation des récifs coralliens.

    Le centre socioculturel accueille actuellement l’exposition photos « voyage au cœur des récifs coralliens ». Dans ce cadre, Bastien Preuss, biologiste marin et membre de l’association Pala-Dalik, a animé une conférence jeudi soir.

    Dès le début, le biologiste marin a souligné que le récif corallien de Nouvelle-Calédonie est en bonne santé, malgré quelques sites perturbés par des aléas climatiques, comme les périodes de fortes pluies, mais qui sont en cours de réhabilitation naturelle.

    « Il y a une forte volonté de la population de préserver le récif avec un suivi participatif et des bénévoles », a expliqué Bastien Preuss. Ce suivi a débuté en 1997 avec la mise en place du réseau d’observation des récifs coralliens (RORC), qui s’est étendu sur la Grande Terre et aux Iles, avec de nombreux partenaires.

    Des formations annuelles

    En Nouvelle-Calédonie, ce réseau est constitué de 51 stations en plongée et de 24 stations en apnée. Des formations annuelles aux techniques à terre ou en mer sont proposées, avec de nombreux exercices avant le passage à la pratique. « De nombreux jeunes adhèrent chaque année à l’association », se félicite le biologiste.

    Sur les sites, un plan d’échantillonnage avec trois stations est proposé et les différentes observations réalisées se font sur l’habitat, les macroinvertébrés, les poissons et les perturbations (déchets, corail abîmé, blanchi…). Toutes les données sont entrées dans une base et sont centralisées au niveau mondial. Un rapport local est établi avec une présentation graphique de l’état de santé et de l’évolution au cours du temps. « C’est très important », poursuit le biologiste.

    La conférence s’est poursuivie sur le changement climatique, avec une augmentation de la température de l’eau néfaste aux coraux. « Sur certaines zones, le corail vit dans une eau plus chaude et il s’est adapté », a poursuivi le biologiste.

    La conférence s’est terminée sur les échanges des gestionnaires et des scientifiques avec le grand public et les scolaires. « Le suivi du réseau est participatif et dynamique, avec une forte volonté de participation des populations locales », a conclu Bastien Preuss.

    Le public, composé d’adultes et d’internes du collège privé, a suivi cette conférence avec beaucoup d’intérêt et a longuement applaudi le biologiste en fin de séance. Les principales questions posées concernaient les moyens de lutte contre la pollution, les phénomènes qui impactent les coraux et le changement climatique.

     

    Collecter et diffuser

    Pala-Dalik, l’écho du récif, est une association à vocation environnementale affiliée à la Fédération française des études et sports sous-marins. Elle a pour but de suivre l’état de santé de récifs sentinelles situés tout autour de la Grande Terre et aux les îles Loyauté et de diffuser les résultats de ces investigations au grand public. Elle assure aux plongeurs bénévoles des formations à des techniques scientifiques standardisées permettant de collecter des données environnementales, qui renseignent sur la vitalité de nos récifs et leur évolution au cours du temps.

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