- AFP | Crée le 01.10.2026 à 07h44 | Mis à jour le 01.10.2026 à 07h44ImprimerLe plan de relance présenté à Paris doit notamment renforcer l’attractivité de la Nouvelle-Calédonie sur les marchés australien, néo-zélandais et japonais. Photo Anthony TejeroL’État et Atout France doivent annoncer, ce jeudi 1er octobre, à Paris, un plan de près de 418 millions de francs destiné à relancer le tourisme calédonien. Prévu jusqu’en 2030, il doit financer quarante-cinq projets et accompagner le pays vers un modèle misant davantage sur la valeur que sur le tourisme de masse.
L’État et Atout France, l’agence de développement touristique, annonceront ce jeudi 1er octobre à Paris, à l’occasion du premier sommet Choose Outre-mer, un plan de relance de 3,5 millions d’euros (418 millions de francs) pour relancer le tourisme en Nouvelle-Calédonie, a indiqué mercredi le directeur général de l’agence, Adam Oubuih.
Opéré pour la période 2027-2030, ce "plan choc de mille jours" vise à structurer la filière touristique, accompagner les projets et renforcer l’attractivité de la destination, et s’inscrit dans un contrat de filière associant le gouvernement calédonien et les provinces. Il subventionnera quarante-cinq projets avec des aides allant de 3,46 à 8,35 millions de francs.
"Ce n’est pas de l’argent qui va chez Atout France, c’est de l’argent qui va à 75 % aux acteurs du territoire", a souligné Adam Oubuih. "Ce n’est pas un effet d’annonce, ce n’est pas un effet de manche", a-t-il assuré.
La stratégie acte la fin d’une logique de volume. La Nouvelle-Calédonie s’oriente vers un modèle "d’écoluxe", limitant les navires d’expédition à 200 passagers pour préserver les lagons. "On évolue d’une logique de volume, de masse, vers une logique d’expédition, de valeur, dans la croisière", a-t-il justifié. La destination "n’est pas les Fidji, ce n’est pas Tahiti, c’est encore un territoire méconnu, et nous, on voit ça comme un vrai levier, un vrai actif", a-t-il ajouté.
"La petite France du Pacifique"
Le vice-président du gouvernement, chargé notamment du tourisme, Christopher Gygès, vise de 230 000 à 250 000 visiteurs annuels à l’horizon 2032. Des campagnes cibleront l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon. L’élu souhaite valoriser "cette petite France du Pacifique, où on arrive à vendre un peu un modèle français, une culture française, avec néanmoins les paysages des plus belles îles".
Après une chute de 38 % de la fréquentation en 2025 après les émeutes de 2024, une reprise de 18 % s’amorce au premier semestre 2026. et Le Caillou veut s’ouvrir à la concurrence. "On est très open à la venue de nouvelles compagnies aériennes sur le territoire, sans mettre en difficulté Aircalin", a affirmé Christopher Gygès.
Le vice-président parie sur la singularité locale : "il n’y a plus beaucoup d’endroits où on peut se permettre d’être seul sur une plage déserte au milieu de nulle part. En Calédonie, on le peut encore.".
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