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    Nouvelle Calédonie
  • Julien Mazzoni | Crée le 01.06.2026 à 18h50 | Mis à jour le 01.06.2026 à 18h50
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    Les douaniers sont à l’origine du contrôle routier qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à un réseau de trafic de cocaïne dans le Grand Nouméa. Photo d’illustration. Photo archives LNC (J.-A.-G.L.)
    Un banal contrôle des douanes sur la RP4, le 22 mai à Boulouparis, a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à un réseau de trafic de cocaïne dans le Grand Nouméa. Quatre personnes ont été condamnées ce jeudi 28 mai, dont un homme écroué immédiatement.

    Un contrôle routier effectué par les douanes, le 22 mai, sur la RP4, à Boulouparis, a conduit au démantèlement d’un réseau de trafic de cocaïne opérant dans le Grand Nouméa. Quatre personnes ont été condamnées le jeudi 28 mai dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, a annoncé lundi 1er juin le procureur de la République, Yves Dupas.

    Tout commence lorsqu’un couple est arrêté alors qu’il se rend à un festival de musique électronique organisé à Thio. Lors du contrôle effectué par les douaniers, le chien signale la présence de stupéfiants sur la passagère.

    Selon le parquet, la femme, âgée de 41 ans, dissimulait dans son sexe un préservatif, qu’elle remet aux douaniers. À l’intérieur, ces derniers découvrent 1 gramme de MDMA, 1 gramme de kétamine, 1,5 g de cocaïne ainsi que cinq buvards de LSD.

    Des fouilles effectuées dans plusieurs logements, dont celui de la femme, permettent de retrouver de petites quantités de cannabis : 7 grammes chez la quadragénaire et 18 grammes dans un autre domicile appartenant à un ami qui accompagnait le couple.

    Les enquêteurs remontent jusqu’à un dealer de Tuband

    Après ce premier contrôle, l’enquête est confiée à la brigade des stupéfiants de la direction territoriale de la police nationale. Les policiers remontent alors jusqu’à l’ancien compagnon de la femme, u homme de 44 ans vivant entre Nouméa et Auteuil, à Dumbéa.

    Dans ses logements, les enquêteurs découvrent une installation de culture de cannabis en intérieur comprenant sept plants, quarante-deux boutures et du matériel servant à la culture.

    L’homme explique aux policiers qu’il achetait de la cocaïne auprès d’u autre habitant de Nouméa. Ce dernier est rapidement interpellé. Chez lui, les enquêteurs retrouvent 5,73 g de cocaïne. Il reconnaît vendre de la cocaïne depuis la mi-mars et indique se fournir lui-même auprès d’un dealer installé dans le quartier de Tuband.

    Plus de 230 grammes de cocaïne saisis

    Le mardi 26 mai, un important dispositif policier est mis en place pour interpeller ce fournisseur principal, déjà condamné auparavant dans des affaires de stupéfiants. Absent de son domicile lors de l’intervention, il est finalement retrouvé dans une autre habitation grâce à une enquête de voisinage. Les policiers y saisissent 237 grammes de cocaïne ainsi que 1,821 million de francs CFP en liquide, considéré par la justice comme provenant du trafic.

    Au cours de sa garde à vue, le suspect reconnaît avoir participé à ce trafic depuis le début du mois de mars.

    Jusqu’à la prison ferme

    La femme contrôlée à Boulouparis a été condamnée à huit mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, avec obligation de soins, ainsi qu’à une amende douanière de 124 500 francs. Son ancien compagnon a écopé de douze mois de prison, dont six ferme sous bracelet électronique, avec obligation de soins et une amende de 50 000 francs. Le fournisseur intermédiaire a été condamné à quinze mois de prison, dont neuf mois ferme sous bracelet électronique, ainsi qu’à une amende de 250 000 francs.

    Quant au principal fournisseur, installé à Tuband, il a été condamné à dix-huit mois de prison ferme avec incarcération immédiate. Il devra également payer une amende de 300 000 francs. Le 1,821 million de francs saisis ont été confisqués.

    Dans son communiqué, le procureur, Yves Dupas, affirme que la justice veut empêcher le développement des trafics de drogues dures et poursuivre les réseaux locaux liés à la cocaïne et au cannabis. Il rappelle que ces infractions peuvent être punies de dix ans de prison et d’une amende maximale d’environ 895 millions de francs.

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